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Comment arrêter de fumer


Arrêter de fumer, en fait c'est facile


La solution miracle que tous les fumeurs attendent :

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Ce n'est pas une habitude ! Nous contractons toutes sortes d'habitudes au cours de notre vie, dont certaines très agréables.
Si le tabagisme se limitait à une habitude, nous devrions, à cause des multiples inconvénients qu'il présente (en particulier son mauvais goût, le danger pour notre santé, son coût sans cesse plus grand, le simple fait que nous soyons conscients que c'est dégoûtant et que nous aimerions nous en débarrasser.), nous arrêter sans aucun problème.
Pourquoi trouvons-nous cela si difficile ? La réponse est qu'il ne s'agit pas d'une habitude, mais d'une dépendance à l'égard d'une drogue.
Nous nous efforçons d'apprendre à vivre avec elle.
Mais avant d'être conscients de cela, nous achetons des cigarettes régulièrement et elles nous sont indispensables.
La panique nous envahit lorsque nous n'en avons plus, et, progressivement, notre consommation s'accroît au fil des mois.
Comme pour toutes les drogues, cette augmentation est due au fait que notre corps tend à s'immuniser contre la nicotine.
Après une assez courte période, la cigarette cesse de soulager complètement les manques qu'elle crée ; ainsi, en allumant une cigarette, vous vous sentez mieux que quelques instants auparavant, mais vous êtes en fait bien moins détendu que si vous n'aviez jamais fumé, cela même lorsque vous avez la cigarette à la bouche.
Ce phénomène est encore plus ridicule que le fait de porter des chaussures trop étroites, parce que ici persiste une douleur sans cesse croissante, même lorsque vous ne portez plus les chaussures.
Cette situation est encore pire car, lorsque la cigarette est éteinte, la nicotine s'évacue rapidement de l'organisme et, dans des situations de stress, le fumeur a par conséquent tendance à fumer cigarette sur cigarette.
L'habitude n'existe pas.
aide arreter de fumer
La véritable raison pour laquelle le fu- meur continue d'endurer son calvaire est ce petit monstre logé à l'intérieur de son estomac.
Il doit maintenant le nourrir.
C'est le fumeur lui-même qui décide du moment où il le fera ; ce sera à l'occasion de quatre types de situations ou d'une combinaison entre elles.
Ces situations sont :
Cennui/la concentration : deux situations radicalement opposées ! Le stress/la décontraction :
deux situations radicalement opposées !
Quelle drogue magique peut soudainement avoir l'effet inverse de celui qu'elle avait quelques minutes plus tôt ? Si vous y réfléchissez, quels autres types de situations y a-t-il dans votre vie, à part le sommeil ? La vérité est que la cigarette ne soulage ni l'ennui ni le stress, pas plus qu'elle ne favorise la concentration ou la relaxation.Ce n'est qu'illusion.
La nicotine n'est pas seulement une drogue, elle est également un poison très puissant, particulièrement utilisé dans les insecticides (regardez donc dans le dictionnaire).
Si la nicotine que contient une seule cigarette vous était directement injectée dans les veines, elle vous tuerait.
En fait, la cigarette fournit d'autres poisons, comme le monoxyde de carbone.
Dans le cas où vous envisageriez de passer à la pipe ou au cigare, sachez que le contenu de ce site s'applique à toutes les formes de tabagisme.
Le corps humain est certainement l'organisme le plus sophistiqué de notre planète.
Aucune espèce animale, même le ver de terre ou l'amibe la plus obscure, ne peut survivre sans faire la différence entre nourriture saine et poison.
À travers un processus de sélection naturelle qui a duré des milliers d'années, notre organisme et notre esprit ont appris à faire la distinction et à se débarrasser du poison.
L'odeur et le goût de la cigarette répugnent à tous les êtres humains avant qu'ils ne tombent sous l'emprise de la cigarette.
Si vous soufflez de la fumée de tabac au visage de n'importe quel animal ou de n'importe quel enfant (avant qu'il ne soit accoutumé), il toussera et crachera.
Lorsque nous avons fumé cette première cigarette, l'inhalation de la fumée nous a fait tousser.
Nous avons néanmoins continué de fumer, au point de ressentir un sentiment de nausée ou même d'être malades.
C'était notre organisme qui nous avertissait : "Arrête, c'est du poison ! " C'est à cet instant capital que, souvent, se décide si nous deviendrons fumeurs ou non.
Il est complètement faux de dire que seuls les individus physiquement ou mentalement faibles deviennent fumeurs.
Les chanceux, ce sont ceux que cette première expérience aura convaincus de ne pas continuer ; physiquement, leurs poumons ne peuvent supporter ce traite- ment et ils sont guéris à vie.
À moins que, autre possibilité, ils ne soient pas mentalement préparés à subir ce sévère apprentissage : essayer d'inhaler sans tousser.
Pour moi, c'est ça le plus tragique : la force avec laquelle on s'évertue à devenir accro.
C'est pour cela qu'il est très difficile d'arrêter les adolescents.
Parce qu'ils sont encore en train d'apprendre à fumer, parce qu'ils trouvent encore les cigarettes dégoûtantes, ils pensent pouvoir arrêter dès qu'ils le voudront.
Pourquoi ne veulent-ils pas nous écouter ? Pourquoi ne voulions-nous pas écouter nos parents ? De nombreux fumeurs pensent qu'ils aiment le goût et l'odeur du tabac.
Ce n'est qu'une illusion.
En effet, tout ce que nous faisons lorsque nous apprenons à fumer, c'est habituer notre organisme à s'immuniser contre ce mauvais goût et cette odeur afin que nous puissions avoir notre dose, comme l'héroïnomane qui trouve agréable de se faire une piqûre.
Les symptômes de manque à l'héroïne sont extrêmement sévères et ce que le drogué apprécie, en fait, c'est le rituel par lequel il soulage ces manques.
Le fumeur apprend à surmonter les réactions de son corps aux effets de la fumée, afin d'avoir sa dose.
Demandez à n'importe quel fumeur qui pense ne fumer que pour le plaisir s'il se retient de fumer lorsque, n'ayant plus de cigarette de sa marque habituelle, il n'a à sa disposition qu'une marque dont il a horreur.
Les fumeurs préfèrent fumer de la vieille corde pourrie plutôt que de s'abstenir ; ils se satisferont de cigarettes roulées, mentholées, de cigares ou d'une pipe ; au début le goût est infect, mais, en persévérant, on apprend à l'aimer.
Certains continuent même de fumer alors qu'ils souffrent d'un rhume, de la grippe, d'un mal à la gorge, d'une bronchite ou d'un emphysème.
Le plaisir n'a rien à voir avec ça.
Si c'était le cas, personne ne fumerait plus d'une cigarette.
On compte même des milliers d'ex-fumeurs accros à ces fameux chewing-gums à la nicotine que leur médecin leur a prescrits, et beaucoup d'entre eux fument toujours.
Pendant mes consultations, certains patients, effrayés à l'idée d'être des drogués, pensent que le savoir leur rendra la tâche encore plus difficile.
En fait, cette prise de conscience est de très bon augure, et cela pour les deux raisons suivantes : 1.La raison pour laquelle beaucoup d'entre nous continuons à fumer est que, bien que nous sachions que les inconvénients surclassent les avantages, nous croyons qu'il y a quelque chose dans la cigarette qui nous plaît ou que c'est pour nous une sorte d'aide.
Notre sentiment est qu'après avoir arrêté de fumer nous ressentirons une sorte de vide, que certaines situations de notre vie ne seront plus jamais les mêmes.
C'est une illusion.
La vérité est que la cigarette n'apporte rien ; elle ne fait que retirer, puis rendre partiellement, pour créer l'illusion.
Je reviendrai sur ce détail dans un chapitre ultérieur.
2. Bien que ce soit la drogue la plus puissante par la rapidité avec laquelle on y succombe, son emprise n'est jamais très forte.
Comme c'est une drogue d'action très rapide, il suffit de trois semaines pour que 99 % de la nicotine évacue l'organisme et les symptômes de manque sont pratiquement insignifiants; comme je l'ai dit, certains ont même vécu le sevrage du tabac sans en avoir jamais souffert.
Vous me demanderez alors, à juste titre, pourquoi tant de fumeurs trouvent si difficile d'arrêter, pourquoi ils ont à supporter des mois de torture et passent le reste de leur vie à rêver de temps en temps d'une cigarette.
La réponse réside dans la seconde raison pour laquelle nous fumons - le lavage de cerveau.
La dépendance chimique demeure facile à supporter.
La grande majorité des fumeurs passent la nuit sans une seule cigarette.
Les effets du manque de nicotine ne les réveillent même pas.
La plupart d'entre eux quittent même leur chambre le matin avant d'allumer leur première cigarette ; certains attendent même d'arriver sur leur lieu de travail.
Ils peuvent ainsi rester dix heures sans souffrir d'un quelconque sentiment de manque, mais s'ils devaient s'abstenir dix heures pendant la journée, ils s'arracheraient les cheveux.
Ils sont capables, lorsqu'ils achètent une voiture neuve, de s'abstenir de fumer à l'intérieur sans la moindre difficulté.
Ils se rendent au théâtre, au supermarché, à l'église, etc.
, sans être gênés de ne pas pouvoir y fumer.
Même dans les transports en commun, les gens respectent l'interdiction.
Ils sont souvent ravis que quelqu'un ou quelque chose les empêche de fumer.
Beaucoup s'abstiennent automatiquement, chez les non-fumeurs ou, dans une moindre mesure, en leur compagnie, sans en être vraiment incommodés.
En fait, beaucoup supportent sans difficulté de longues périodes d'abstinence.
Lorsque je fumais, il m'arrivait de passer une soirée agréable sans fumer une seule cigarette.
Les dernières années, j'attendais même avec impatience ces soirées où je pourrais arrêter quelques instants de m'étouffer moi-même (quelle habitude vraiment ridicule !).
La dépendance chimique est donc facile à supporter, même lorsque vous êtes toujours sous son emprise.
Des milliers de fumeurs restent toute leur vie des fumeurs occasionnels.
Ils sont tout aussi accros que les grands fumeurs.
Certains grands fumeurs qui ont pourtant arrêté fument encore ce cigare occasionnel qui les maintient dépendants.
Ainsi, la véritable dépendance à la nicotine n'est pas le problème principal.
Elle agit comme un catalyseur pour détourner notre esprit du vrai problème, le lavage de cerveau.
Ce devrait être une consolation pour les authentiques fumeurs de savoir qu'il leur est tout aussi facile d'arrêter que pour les fumeurs occasionnels.
Paradoxalement, c'est même plus facile.
Plus vous êtes habitué, plus votre dépendance vous enchaîne et meilleur sera le sentiment de délivrance quand vous arrêterez.
Cela devrait être une consolation de plus de savoir que les rumeurs qui circulent (cela prend sept ans pour que votre organisme retrouve son état normal, chaque cigarette, c'est cinq minutes de vie en moins.) ne sont pas fondées.
Ne croyez pas qu'on a délibérément exagéré la nocivité du tabac.
Elle est plutôt tristement sous-estimée, mais la vérité est que la règle des cinq minutes est une estimation qui, bien évidemment, ne s'applique que si vous contractez une des maladies mortelles liées au tabagisme ou si vous encrassez vos poumons à tel point qu'ils ne fonctionnent plus.
En fait, votre corps ne retrouve jamais son état originel.
Il suffit, par exemple, qu'il y ait des fumeurs dans leur entourage pour que les non-fumeurs reçoivent une petite dose.
Cependant, notre corps est une incroyable machine dotée d'une énorme faculté de récupération, en supposant évidemment que nous n'ayons rien contracté d'irréversible.
Si vous arrêtez maintenant, votre corps récupérera en quelques semaines, presque comme si vous n'aviez jamais fumé.
Il n'est donc jamais trop tard pour arrêter.
J'ai aidé à la guéri-son de nombreux fumeurs qui avaient atteint la cinquantaine, certains d'entre eux étant même âgés de plus de quatre-vingts ans.
Récemment, j'ai eu comme patients une femme de quatre-vingt-onze ans et son fils de soixante-cinq ans.
Quand je lui ai demandé pourquoi elle voulait arrêter de fumer, cette dame m'a répondu qu'elle voulait montrer l'exemple à son fils.
Plus la cigarette vous atterre, plus grand sera le soulagement.
Lorsque j'ai finalement arrêté, je suis passé instantanément de cent à zéro cigarette par jour sans ressentir le moindre manque.
C'était réellement très agréable, même pendant la période de sevrage.
Avant d'en arriver là, il est important de supprimer ce lavage de cerveau.
En fait, 99 pour 100 de notre attitude nous est dictée depuis notre naissance.
Nous ne sommes qu'un pur produit de la société dans laquelle nous avons été élevés - nos vêtements, nos habitations, nos schémas de vie, même les sujets sur lesquels nous affichons certaines différences (par exemple les opinions politiques).
Il n'est pas étonnant que les militants des partis de gauche aient tendance à provenir de milieux ouvriers, et inversement.
Le subconscient a une très puissante influence sur nos vies et des millions de personnes peuvent être trompées même sur des faits que l'on croit établis.
Avant la découverte de Christophe Colomb, l'immense majorité des gens étaient persuadés que la terre était plate.
Nous savons aujourd'hui qu'elle est (presque) ronde.
Je pourrais
écrire une dizaine d'ouvrages montrant qu'elle est plate : je ne persuaderais plus personne.
Pourtant, combien d'entre nous sont allés dans l'espace pour s'en assurer ? Même si vous avez voyagé en avion ou en bateau autour de la terre, qu'est-ce qui vous rend si sûr que vous ne décriviez pas un cercle sur une surface plate ? Les professionnels de la publicité maîtrisent le pouvoir de manipulation du subconscient, d'où le nombre incroyable d'affiches que nous rencontrons, d'où la proportion ahurissante de publicité dans les magazines.
Pensez-vous que ce soit une perte d'argent ? Pensez-vous que cela ne vous fait pas acheter ? Vous vous trompez ! Essayez donc vous-même.
La prochaine fois que vous allez dans un café ou un restaurant lorsqu'il fait froid, et que vos compagnons vous demandent ce que vous voulez boire, au lieu de demander " un cognac " (ou autre), insistez en disant : " Savez-vous ce qui me ferait vraiment plaisir ? Un bon vieux cognac pour me réchauffer.
" Vous verrez que même ceux qui n'apprécient pas le cognac vous suivront.
Dès notre plus jeune âge, notre subconscient est quotidiennement informé que les cigarettes nous relaxent et nous procurent courage et confiance en nous et que la chose la plus précieuse sur terre est une cigarette.
Vous pensez que j'exagère ? Le constat est frappant en ce qui concerne les démonstrations artistiques, liées de près ou de loin à l'audiovisuel.
Lorsque vous voyez un dessin animé, un film ou autre pièce de théâtre, et que quelqu'un est sur le point d'être exécuté, quelle est sa dernière requête ? C'est bien ça, une cigarette.
Ce genre de suggestion n'agit pas sur notre esprit conscient, mais notre subconscient, le partenaire endormi, a tout le temps de l'assimiler.
La chose la plus précieuse sur terre, ma dernière pensée et ma dernière action seront de fumer une cigarette.
Dans tous les films de guerre, les blessés ont droit à leur cigarette, même s'il ne leur reste plus un morceau de mâchoire pour la tenir.
Vous pensez que les choses ont récemment changé ? Non, nos enfants sont harcelés par un matraquage permanent, publicitaire ou non.
La publicité pour les cigarettes est aujourd'hui officiellement bannie de la télévision et pourtant, aux heures de grande écoute, les joueurs en vogue, les meilleurs musiciens ou autres artistes sont toujours avec une cigarette à la bouche.
Les programmes sont habituellement sponsorisés par les géants du tabac et c'est la plus sinistre tendance de la publicité actuelle : le lien entre les événements sportifs et les marques de tabac.
Des écuries de formule 1 sont sponsorisées par certaines marques de cigarettes et vont même jusqu'à en porter le nom - ou est-ce l'inverse ? Un certain spot publicitaire, à la télévision anglaise, montre même un couple au lit partageant une cigarette après l'amour.
Les implications sont évi- dentes.
On ne peut qu'admirer 'œuvre de l'agence publicitaire d'une compagnie britannique.
Pas pour ses desseins, mais pour la qualité de sa campagne : un homme fait face à la mort ou à un désastre - son ballon dirigeable est en feu et va s'écraser, ou bien le side-car de sa moto va tomber dans un ravin, ou encore le bateau de Christophe Colomb est sur le point de tomber du bord du monde.
Pas un mot.
Juste une musique douce.
Il allume alors un cigare de cette marque ; un air de béatitude inonde son visage.
Notre conscient n'est peut-être pas au courant de l'impact de cette publicité, mais le partenaire endormi en nous digère patiemment ses implications évidentes.
Il est vrai qu'il y a également une publicité en sens inverse - la peur du cancer, l'amputation des jambes, les affections de la gorge -, mais elle n'empêche absolument pas les gens de fumer.
Logiquement, elle devrait, néanmoins ce n'est pas le cas.


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