Bienvenue sur le site qui vous aider à arrêter de fumer, découvrez l'incroyable méthode miraculeuse qui vous aide, à arrêter de fumer, la solution de comment arrêter de fumer, vous trouverez sur notre site de comment arrêter de fumer, vous voulez arrêter de fumer, alors n'hésitez pas à lire toute l'histoire et la méthode pour arrêter de fumer.
comment arreter de fumer
La méthode
Histoire du tabac
Tabac et santé
Conséquences sanitaires
Statistiques
Liens utiles

Télécharger le Guide
Comment arrêter de fumer


Arrêter de fumer, en fait c'est facile


La solution miracle que tous les fumeurs attendent :

P 1
P 2
P 3
P 4
P 5
P 6
P 7
P 8
P 9
P 10
P 11
P 12
P 13
P 14
Page13


La seule chose qui vous plaît dans la cigarette est la fin de la sensation de manque, que ce soit le manque physique presque imperceptible ou la torture morale de ne pouvoir gratter une démangeaison qui vous irrite.
Les cigarettes ne sont que saleté et poison.
Aussi ne pouvez-vous les apprécier qu'après une période d'abstinence suffisante.
C'est uniquement lorsque vous venez d'en fumer une que vous pouvez, si vous en reprenez une autre, l'apprécier à sa juste valeur : elle est infecte.
Comme la faim et la soif, le plaisir se trouve accru après une longue période d'attente.
Les fumeurs ont tort de croire que la cigarette n'est qu'une habitude, avec ses bons et ses mauvais côtés.
Ils croient que, s'ils arrivent à réduire suffisamment leur consommation, ils pourront concilier leur plaisir et leur santé, et que ce sera, éventuellement, un pas vers l'arrêt définitif.
C'est faux.
Ce n'est pas une habitude.
C'est la dépendance à l'égard d'une drogue.
Par nature, l'homme cherche non à supporter son manque, mais à le soulager.
Et même pour maintenir votre consommation à son niveau actuel (un paquet par jour ?), avouez que vous devez solliciter force de volonté et discipline, et cela jusqu'à la fin de votre vie.
Car, votre corps s'accoutumant aux doses qu'il reçoit, il en veut de plus en plus - et pas le contraire.
En stabilisant votre consommation, vous ne donnez pas satisfaction à votre corps : vous maintenez un équilibre précaire entre sa demande et les scrupules que vous avez à fumer.
Cette drogue est responsable d'un processus de dégradation de vos ressources physiques et mentales ; votre courage pour l'affronter diminue peu à peu, entraînant ainsi une réduction de l'intervalle de temps entre deux cigarettes.
Pour cette raison, certains, après avoir fumé leurs premières cigarettes, décident de ne pas continuer et n'en souffrent pas le moins du monde.
D'autres, comme moi, qui n'ai jamais aimé fumer, se sont enfoncés rapidement dans le cycle infernal de la dépendance, en sachant dès le début que la cigarette était une torture.
N'enviez donc pas cette dame.
Lorsque vous ne fumez qu'une cigarette toute les douze heures, vous en faites un bien extrêmement précieux.
Cette pauvre dame a passé douze années de sa vie en perpétuel conflit.
Incapable de s'arrêter, elle a cependant réussi à ne pas dépasser une dose très faible afin de ne pas risquer, comme ses parents, un cancer.
Elle combat la tentation durant toute la journée.
Quelle volonté ! Une telle force d'esprit est rare, c'est pourquoi ce type de fumeur se compte sur les doigts de la main.
Il faut voir où cette lutte l'a conduite.
La logique voudrait, puisqu'elle-même admet que la cigarette est pour elle une torture, qu'elle l'abandonne définitivement.
L'effet de la drogue est de supprimer toute logique dans son comportement.
Un autre cas me revient à la mémoire, celui d'un homme qui fumait cinq cigarettes par jour.
Ce cas est également très intéressant car il permet de souligner l'absence de toute rationalité dans le comportement du fumeur.
Cet homme me téléphona un jour.
Il avait une voix rauque, presque inaudible.
Il voulait arrêter de fumer avant de mourir.
Il me raconta les circonstances qui l'avaient poussé à me contacter.
" J'ai soixante et un ans et un cancer de la gorge que je dois à la cigarette.
Je ne peux physiquement plus supporter que cinq cigarettes roulées chaque jour.
Auparavant, la nuit, je dormais comme un loir.
Maintenant, je me réveille toutes les heures en ne pensant qu'à une seule chose : la cigarette.
Mes rêves eux-mêmes en sont peuplés.
Je dois attendre dix heures, le matin, pour fumer ma première.
Levé à cinq heures, je passe mon temps à me préparer du thé et à le boire.
Ma femme, qui se lève vers huit heures, ne supporte pas mon humeur exécrable et refuse que je reste à l'intérieur de la mai- son.
Je vais alors passer le temps qu'il me reste dans notre jardin d'hiver, où je ne fais que pensera ma prochaine cigarette.
Je commence à la rouler vers neuf heures et la façonne jusqu'à ce qu'elle soit parfaite.
Elle n'en est pas meilleure, mais cela m'occupe un petit moment.
J'attends ensuite dix heures.
Quand l'heure arrive, mes mains tremblent de façon complètement incontrôlable.
Je ne l'allume pas immédiatement, car sinon je devrais attendre trois heures pour la suivante.
Je l'allume enfin, je tire une bouffée et /'éteins immédiatement.
Ainsi, elle peut durer jusqu'à une heure.
Quand elle est terminée, il ne reste plus qu'un filtre de quelques millimètres.
J'attends alors la suivante.
" En plus de toutes ces souffrances, ce pauvre homme avait les lèvres couvertes de brûlures pour avoir fumé chaque cigarette jusqu'au bout.
Vous imaginez certainement un pauvre imbécile, sénile et triste.
Cet homme d'un mètre quatre-vingts avait été sergent dans les Marines.
Ancien athlète, il n'avait rien pour devenir fumeur.
Cependant, la société d'alors croyait que la cigarette donnait du courage et les militaires recevaient gratuitement leurs paquets de cigarettes.
On lui a presque imposé de devenir un fumeur.
Il a passé le reste de sa vie à souffrir à cause de la cigarette qui l'a ruiné physiquement et mentalement.
Quelle leçon avons-nous tiré de cela ? Notre société permet encore à des jeunes gens en pleine santé de se faire avoir à leur tour.
Le cas précédent vous paraît exagéré ? C'est vrai qu'il est extrême, mais il est véridique et il n'est pas unique.
On pourrait citer d'autres cas analogues, sans compter que peu de fumeurs osent avouer à quel point la cigarette les traîne dans la boue.
Et, croyez-le bien, il y a dans l'entourage de cet homme de nombreuses personnes qui l'envient d'arriver à ne fumer que cinq cigarettes par jour.
Vous
pensez que cela n'est pas votre cas ? Ouvrez les yeux ! Cessez de mentir ! Les fumeurs agissent souvent en fieffés menteurs, même vis-à-vis d'eux-mêmes.
Ils y sont obligés.
Beaucoup de ces fumeurs occasionnels fument bien plus et bien plus souvent qu'ils ne l'admettent.
J'ai souvent eu, avec des personnes prétendant fumer cinq cigarettes par jour, des entretiens au cours desquels elles fumaient en quelques dizaines de minutes plus que leur quota journalier.
À quoi bon le leur faire remarquer ? Elles prétexteront qu'il s'agit d'une circonstance particulière.
Observez les petits fumeurs lors d'un mariage ou d'une soirée mondaine, ils fument autant que les autres.
Il n'y a aucune raison d'envier les fumeurs occasionnels.
H n'y a, en fait, aucune raison de fumer.
La vie est infiniment meilleure sans cela.
Les adolescents sont généralement les plus difficiles à soigner, non parce qu'ils trouvent qu'arrêter est difficile, mais, au contraire, parce qu'ils pensent qu'ils ne sont pas accros ou qu'ils s'arrêteront lorsqu'ils en ressentiront le besoin.
Je tiens à avertir sérieusement les parents dont les enfants disent abhorrer la cigarette de ne pas se laisser aller à un faux sentiment de sécurité.
Tous les enfants en sont là, jusqu'au jour où ils tombent dans le piège (si c'est un jour le cas).
Vous étiez dans ce cas, vous aussi, avant de fumer.
Ne soyez pas dupe des campagnes de mise en garde des autorités publiques.
Le piège est aussi vicieux qu'il l'était auparavant.
Les enfants savent que la cigarette tue, mais ils savent aussi qu'une seule cigarette ne leur fera rien.
Le risque est qu'à un certain moment ils ne soient influencés par un copain, un petit ami ou un collègue de travail.
Ils peuvent en fumer une, qu'ils trouveront infecte, et se persuader alors qu'ils ne seront jamais dépendants.À tort.
Avertissez-les du piège qui les attend.
le fumeur clandestin dans la catégorie des fumeurs occasionnels, mais les conséquences de ce type d'attitude sont si insidieuses qu'il faut lui consacrer un chapitre.
J'ai fumé en cachette de ma femme et cela nous a presque conduits au divorce.
Cela faisait trois semaines que j'avais arrêté (du moins, j'étais en pleine tentative).
J'avais pris cette énième décision d'arrêter sous l'injonction de ma femme, inquiète de mes continuelles quintes de toux.
Comme je lui faisais savoir que je n'étais moi-même pas inquiet, elle me répondait que je verrais les choses autrement si je devais assister impuissant à l'autodestruction d'un être cher.
L'argument avait porté, et j'avais décidé d'arrêter.
Après trois semaines sans une cigarette, j'avais craqué, à la suite d'une violente dispute avec un ami.
Plusieurs années après, j'ai compris que j'avais inconsciemment déclenché cette dispute : je cherchais la première excuse venue pour m'accorder une cigarette.
Je pensais, alors, avoir agi de façon pleinement responsable, mais je suis maintenant persuadé que la cigarette a été la seule raison de cette dispute.
C'est, en effet, l'unique circonstance où je me suis disputé avec cet ami que je connais depuis toujours.
Il est clair que c'était l'œuvre du petit monstre.
Cette dispute m'a fourni l'excuse que je recherchais et je me suis remis à fumer.
Je ne pouvais supporter l'idée de la déception qu'aurait ma femme, je ne lui ai donc rien dit.
Je ne fumais que lorsque j'étais seul.
Puis, progressivement, je me suis remis à fumer en compagnie de mes amis, jusqu'à ce que ma femme fût la seule à ne pas connaître la vérité.
Je me rappelle que j'étais alors assez fier de moi, me disant que c'était un bon moyen de maintenir une consommation relativement faible.
Elle finit par s'apercevoir de mon manège : exaspérée par mon attitude consternante, elle me le fit savoir.
Elle avait remarqué que je déclenchais facilement des disputes pour pouvoir sortir, que la moindre course me prenait des heures et que j'inventais toutes sortes de prétextes pour qu'elle ne m'accompagne pas lorsque je sortais.
Le tabagisme est responsable d'une cassure sociale entre fumeurs et non-fumeurs.
On peut citer des dizaines d'exemples où on limite -voire évite- la compagnie d'amis à cause de cette saleté.
Cette attitude renforce la certitude du fumeur d'être privé de quelque chose.
En même temps, le fumeur perd sa propre estime, parce qu'il est conscient de s'abaisser à tromper ses plus proches compagnons.
Peut-être ce genre de situation vous est-il familier, ou le sera-t-il un jour.
Il est évident que la santé et l'argent sont les deux principales raisons qui nous poussent à arrêter.
C'est le cas /depuis des années.
Nous n'avons même pas besoin de la peur du cancer pour nous rendre compte que la cigarette nous brise la vie.
Notre propre organisme est assez sophistiqué pour nous prévenir du danger de la cigarette : n'importe quel fumeur sait que la cigarette est un poison dès la première bouffée qu'il avale.
Intéressons-nous aux raisons qui nous poussent à fumer plutôt qu'à celles qui nous incitent à arrêter.
En effet, c'est de ce côté-là que les choses ont changé lors des deux dernières décennies.
La raison majeure qui nous a incités à fumer a été la pression sociale de nos amis.
Le seul avantage véritable que la cigarette ait jamais eu est bien ce "plus" social ; la cigarette a été en effet, à une certaine époque, une habitude parfaitement respectable.
Aujourd'hui, les fumeurs eux-mêmes reconnaissent qu'il s'agit d'une habitude incontestablement antisociale.
Il n'y a pas si longtemps, c'étaient les durs qui fumaient.
Ceux qui ne fumaient pas étaient considérés comme des mauviettes, et nous avons tous peiné fortement pour devenir accros.
Les premières cigarettes étaient pénibles, mais on s'y faisait rapidement.
Dans chaque bistrot ou club, la majorité des hommes expiraient fièrement la fumée de leur cigarette ou de leur cigare.
Il y avait en permanence un nuage qui stagnait dans la pièce et tous les plafonds qui n'étaient pas repeints régulièrement jaunissaient à vue d'œil.
Aujourd'hui, la tendance est complètement inversée.
L'homme fort n'a pas besoin de fumer.
Il ne veut pas dépendre d'une drogue.
Cette révolution culturelle de notre société contraint les fumeurs à sérieusement envisager d'arrêter Ils sont maintenant considérés comme des personnes faibles.
Le fait le plus marquant depuis la première édition de ce site est la prise de conscience générale de l'aspect antisocial de la cigarette.
Les jours où la cigarette était l'emblème de la femme sophistiquée ou du vrai "dur " sont définitivement révolus.
Tout le monde sait, maintenant, que la raison qui nous pousse à continuer de fumer tient soit dans l'échec d'une tentative pour y mettre un terme, soit dans la peur d'essayer.
Le fumeur, chaque jour, est harcelé par les interdictions légales ou morales, par les ex-fumeurs, encore plus impitoyables que les non-fumeurs.
Son habitude apparaît ainsi de plus en plus déplacée.
J'ai récemment assisté à des scènes que j'avais vues lors de mon enfance, comme cette femme qui, n'osant pas demander un cendrier, mettait les cendres de sa cigarette dans sa main ou dans sa poche.
Je me trouvais, il y a trois ans à peu près, dans un restaurant, le soir de Noël, vers minuit.
Tout le monde ou presque avait fini son repas, et personne ne fumait.
C'était pourtant l'heure à laquelle chacun sort le cigare qu'il a précieusement conservé par devers lui toute la journée, l'instant que les fumeurs adorent, juste après le repas.
Fier que mes préceptes commençaient peut-être à faire boule de neige, je demandai haut et fort au garçon si ce restaurant était un restaurant non-fumeur.
À mon grand étonnement, il répondit négativement.
Je savais qu'arrêter de fumer était dans l'air du temps, mais je ne pouvais croire qu'il n'y avait pas un fumeur dans ce restaurant.
En fin de compte, une personne dans un coin de la salle alluma une cigarette.
Il s'ensuivit un concert de roulements de briquets et d'allumettes grattées.
Tous ces pauvres fumeurs ne pensaient qu'à une chose : " Je ne suis certainement pas le seul fumeur ici, il doit bien y en avoir un autre.
" Beaucoup, maintenant, se retiennent de fumer pendant les repas par respect pour les autres convives.
Beaucoup, s'ils fument, non contents de s'en excuser auprès des personnes assises avec elles, s'assurent aussi que les tables voisines ne sont pas dérangées.
Alors que, chaque jour, de plus en plus de fumeurs quittent le navire qui sombre, ceux qui restent sont terrifiés à l'idée d'être les derniers.
N'attendez pas d'être le dernier !
le "timing Si on part du principe que le tabac ne vous fait que du mal, c'es maintenant qu'il faut arrêter.
Sans appliquer cela à la lettre, il faut savoir qu'il est important de respecter un certain timing.
Notre société considère avec désinvolture que le tabagisrrime est une habitude légèrement déplacée qui peut nuire à la santé.
C'est faux.
C'est une maladie, la dépendance à l'égard d'une drogue, la première cause de décès de la société occidentale.
La pire chose dans l'existence d'un fumeur est d'avoir succombé à cette saleté.
Pour mettre toutes les chances de son côté, il faut bien choisir le moment où l'on va franchir le pas.
Tout d'abord, identifiez les circonstances au cours desquelles la cigarette vous apparaît primordiale.
Si vous êtes un homme d'affaires, par exemple, et fumez à cause de l'illusion que cela diminue votre stress, choisissez une période relativement calme pour arrêter, par exemple pendant vos vacances.
Si vous fumez essentiellement lors de moments de détente ou d'ennui, choisissez, au contraire, une période où vous serez très
occupé.
Quoi qu'il en soit, prenez l'affaire au sérieux et faites-en une priorité.
Recherchez une période d'environ trois semaines et essayez d'anticiper sur toute circonstance qui pourrait conduire à un échec.
Par exemple, un mariage ou les fêtes de Noël ne doivent pas gâcher votre projet, à moins que vous ne vous prépariez à 'idée d'y participer sans fumer et sans vous sentir pour autant frustré.
N'essayez pas de réduire votre consommation pour anticiper, car cela ne fera qu'accroître l'illusion que la cigarette procure du plaisir.
En fait, mieux vaut même en fumer un maximum, afin d'en être dégoûté.
Lorsque vous fumerez cette dernière cigarette, concentrez-vous sur son goût et son odeur détestables, et pensez combien ce sera " chouette " de ne plus avoir à les supporter.
Quoi que vous fassiez, ne tombez pas dans le piège de vous dire " pas maintenant, plus tard " : cela finirait par ne plus devenir une priorité.
Décidez maintenant du moment où vous allez arrêter et attendez-le avec impatience.
Rappelez-vous que vous n'abandonnez absolument rien.
Au contraire, vous ne tirerez de votre décision que de merveilleux avantages.
Cela fait des années que, sur les mystères du tabagisme, je prétends en savoir plus que n'importe qui.
Le problème est le suivant : bien que tout fumeur ne fume que pour soulager un besoin chimique de nicotine, cela n'est pas la dépendance à la nicotine elle-même qui aliène le fumeur, mais le conditionnement (c'est-à-dire la dépendance psychologique) résultant de cette dépendance physique.
Une personne, fût-elle très intelligente, peut être victime d'une escroquerie.
Mais seul un imbécile continuera à se faire avoir s'il sait que c'en est une.
Heureusement, tous les fumeurs ne sont pas des imbéciles.
Ils croient simplement en être.
Chaque fumeur a contribué, à sa manière, à son propre conditionnement, et créé sa propre image de la cigarette.
C'est pourquoi il existe une si grande variété de profils de fumeurs, ce qui ne fait qu'accroître la complexité de ce mystère.
Cinq ans après la première publication de ce site, bien que je découvre chaque jour une facette de plus au syndrome de la cigarette, je constate que les propos contenus dans cette première édition restent toujours sensés.
Ce que j'ai acquis, depuis, c'est essentiellement la méthode pour bien faire comprendre au lecteur ce que j'enseigne depuis le début.
La difficulté réside dans le fait que chaque fumeur a ses propres particularités.
J'ai beau clamer sur tous les tons que n'importe qui peut facilement arrêter de fumer, même si je sais que j'ai raison, cela n'a aucun effet sur le lecteur.
QAC'est pour moi très frustrant : je dois donc me concentrer sur les moyens de faire passer mon message.
Il est primordial que mes lecteurs soient tout à fait convaincus de ce que j'avance.
Je ne renie ainsi absolument rien de ce que j'avais écrit dans la première version de mon site.
Les changements que j'ai introduits ont pour seul et unique but de mieux faire passer le même message.
Nombreux sont ceux qui m'ont dit : " Vous recommandez de continuer à fumer jusqu'à la fin du site ; ce/a ne fait qu'inciter le fumeur à reporter pendant des lustres la lecture du site.
Il faut donc que vous changiez cette instruction.
" Cette critique a l'air logique, mais que devrais-je dire ? Si je demandais d'arrêter immédiatement, beaucoup de fumeurs ne prendraient même pas la peine de lire ce site.
L'idée de laisser le fumeur continuer de fumer pendant la lecture du site m'est venue grâce à l'un de mes tout premiers patients.
Il m'avait alors avoué qu'il avait beaucoup de scrupules à recourir à mon aide.
Il m'expliqua qu'il avait une énorme volonté et qu'il maîtrisait tout ce qui lui arrivait dans la vie, à part la cigarette.
Il ne comprenait pas que tant de fumeurs arrivent à cesser de fumer alors qu'ils avaient certainement une volonté bien moins forte que la sienne.
Il m'expliqua ensuite qu'il était prêt à participer à mes séances, à condition qu'il puisse fumer lorsqu'il en aurait envie.
Cela m'apparut d'abord apparu comme une contradiction, puis je compris le souci de cet homme, fl pensait qu'arrêter de fumer était une chose très difficile.
Et de quoi a-t-on besoin quand on se trouve face à un obstacle insurmontable ou presque ? De notre béquille.
Ainsi, le fait d'arrêter de fumer apparaît comme une double épreuve.
Non seulement il faut effectuer une tâche difficile (arrêter), mais en plus on ne peut plus, pour cela, avoir recours à son soutien habituel dans de telles circonstances.
Ce n'est que longtemps après que cet homme fut parti (guéri) que je compris que toute la beauté de ma méthode résidait dans cette instruction de continuer à fumer pendant la thérapie.
Vous pouvez continuer à fumer pendant que vous arrêtez ! Ainsi, vous vous débarrassez de toutes vos craintes et peurs et, lorsque vous finissez par écraser cette dernière cigarette, vous êtes déjà un non-fumeur et vous réjouissez de l'être.
Il y a en réalité un seul chapitre de l'édition originale de ce site qui m'ait posé un problème de conscience.
ebook comment arreter de fumer C'est celui-ci, qui devait définir le moment propice pour arrêter.
Quelques lignes au-dessus, je vous conseillais de choisir d'arrêter lors d'une période où la cigarette est pour vous (relativement) de moindre importance.
Par exemple, si vous fumez essentiellement lorsque vous êtes stressé, choisissez une période de vacances pour arrêter, et vice versa.
En fait, ce n'est pas le meilleur moyen pour réussir.
Au contraire, le meilleur moyen consiste à choisir précisément ce que vous tenez pour le pire moment.
En effet, après vous être prouvé à vous-même que vous pouvez faire face à la " pire " des situations sans une cigarette, les autres situations courantes ne vous poseront aucun problème.
Inversement, garder l'idée que l'avenir réserve des situations plus difficiles que celles qu'on a choisies pour arrêter s'inscrit tout à fait dans la logique de la certitude que la cigarette est d'un quelconque apport.
Cependant, il ne m'est pas apparu réaliste de préconiser une telle démarche, car elle aurait certainement provoqué d'énormes réticences chez un grand nombre de fumeurs, qui gardent une forte appréhension de leur vie sans cigarette.
Auriez-vous es- sayé d'arrêter si je vous avais demandé de choisir le pire moment? Utilisons (encore) une analogie pour illustrer mon propos.
Ma femme et moi allons souvent nager à la piscine.
Nous y arrivons en même temps, mais nageons rarement ensemble.
La raison en est qu'elle a besoin d'un temps fou pour s'immerger complètement.
Elle commence par les orteils et cela dure souvent une demi-heure.
Pour ma part, je ne supporte pas ce supplice.
Je sais que, de toute façon, même si l'eau est très froide, je finirai bien par y aller.
J'ai appris à surmonter l'épreuve de l'immersion de la manière la plus facile : je plonge directement.
Maintenant, en supposant que je sois dans la position d'imposer à ma femme soit de rentrer directement en plongeant, soit de ne pas nager du tout, je sais qu'alors elle choisirait de ne pas nager du tout.
Comprenez-vous mon point de vue ? Avec le recul, je sais que de nombreux fumeurs ont en effet suivi ce conseil de reculer le moment fatidique.
J'ai ensuite eu envie d'utiliser une technique similaire à celle que j'ai préconisée p.
97 concernant les avantages de la cigarette.
Ainsi, le présent chapitre aurait pu consister à écrire en bas de page : ". nous allons voir dans le prochain chapitre quel est le meilleur moment pour arrêter. " Vous tournez la page et découvrez en gros caractères : "Maintenant.
" Je pense que c'est effectivement le meilleur conseil, mais le suivriez-vous ? C'est un aspect subtil et paradoxal du piège de la cigarette.
Lorsque nous sommes réellement stressés, nous /pensons que ce n'est pas le moment d'arrêter.
Et si tout va bien, nous n'avons aucun désir d'arrêter.
Posez-vous les questions suivantes : • Lorsque vous avez fumé votre première cigarette, avez-vous vraiment pris la décision de fumer le reste de votre vie, chaque jour, sans être capable d'arrêter ? Non, bien sûr ! • Allez-vous continuer le reste de votre vie, chaque jour, pendant toute la journée, sans être capable de vous arrêter ? Non ! • Alors, quand arrêterez-vous ? Demain ? L'année prochaine ? L'année suivante ? N'est-ce pas cette même question que vous vous posez depuis que vous avez pris conscience d'être devenu accro ? Espérez-vous qu'un matin vous vous réveillerez et que l'envie de fumer aura disparu comme par enchantement ? Ne vous faites pas d'illusions.
J'ai attendu ce matin pendant trente-trois ans, en vain.
La dépendance à une drogue tend à s'accroître, pas l'inverse.
Si vous pensez que cela sera plus facile demain, vous rêvez ! Si vous n'y arrivez pas aujourd'hui, qu'est-ce qui vous fait penser que cela sera plus facile demain ? Allez-vous atten- dre d'avoir contracté une des maladies irréversibles ? Ce serait trop tard, malheureusement.
Le vrai piège est de croire que maintenant n'est pas le bon moment et que ce sera plus facile demain.
Nous croyons avoir des vies terriblement stressantes.
C'est faux.
Les pires situations de stress font partie du passé.
Lorsque nous sortons de chez nous, il est rare que nous ayons à craindre l'attaque d'un animal sauvage.
Un grand nombre d'entre nous n'ont pas à se soucier du repas qui vient et d'avoir un toit pour la nuit.
Pensez à la vie d'un animal sauvage.
Pensez au lapin qui, chaque fois qu'il sort de son terrier, doit, toute sa vie, affronter bien pis que le Viêt-nam.
Pourtant, il le supporte.
À la vérité, les périodes les plus stressantes de notre vie demeurent l'enfance et l'adolescence.
Quelques millions d'années de sélection naturelle nous ont armés pour faire face au stress.
J'avais cinq ans lorsque la guerre a commencé.
Nous avons subi des bombardements et j'ai été séparé de mes parents pendant plus de deux ans.
J'ai été hébergé par des gens qui m'ont maltraité.
Cela a été la période la plus difficile de ma vie.
Cependant, je m'en suis tiré.
Je ne pense pas en avoir été affaibli.
Au contraire, il me semble que cela m'a endurci et m'a été profitable.
Si je considère toute mon existence passée, je constate qu'il n'y a qu'une chose à laquelle je n'ai pas pu faire face, mon esclavage à l'égard de cette satanée plante.
Il y a quelques années, j'étais persuadé que j'avais tous les tracas du monde sur les épaules.
J'étais suicidaire, non pas dans le sens où j'aurais pu sauter par la fenêtre, mais parce que je savais que la cigarette était en train de me tuer.
Je pensais que, vu ce que ma vie était avec ma béquille, elle ne valait pas la peine d'être vécue sans elle.
Je ne réalisais pas que, lorsqu'on est déprimé et affaibli, le moindre problème prend des proportions démesurées.
Maintenant, je me sens comme un jeune homme et une seule chose a changé dans ma vie : je ne fume plus.
Dire que la santé est essentielle est peut-être un cliché, mais c'est absolument vrai.
Je ne pouvais pas supporter, alors, les fanatiques de fitness.
Je pensais qu'il y avait bien plus important dans la vie que de se sentir en forme : l'alcool et le tabac.
J'avais absolument tort.
Lorsqu'on se sent physiquement et mentalement fort, on peut apprécier les hauts et mieux supporter les bas.
Nous avons tendance à confondre la responsabilité et le stress.
La responsabilité n'est un facteur de stress que si l'on n'est pas assez fort pour l'assumer.
Ce qui détruit les plus forts d'entre nous, ce n'est pas le stress, le travail ou le fait de vieillir, mais ces prétendues béquilles vers lesquelles on se tourne, et qui ne sont que des mirages.
Pour beaucoup, hélas, ces béquilles se révèlent mortelles.
Considérez plutôt les choses comme ceci.
Vous avez déjà décidé que vous n'allez pas vous faire avoir jusqu'à la fin de vos jours.
Alors viendra le moment où vous devrez franchir le pas, que ce soit facile ou non.
Fumer n'est ni une habitude ni un plaisir.
C'est un état de dépendance à l'égard d'une drogue et c'est aussi une maladie.
Nous savons que, plus vous attendrez, plus il vous sera difficile d'arrêter.
Avec une maladie qui empire progressivement, le moment de dire stop est venu.
C'est maintenant ou le plus vite possible.
Pensez comme les jours et les semaines passent vite.
Pensez au soulagement extraordinaire de ne plus sentir cette épée au-dessus de votre tête, d'être enfin débarrassé de cette amer sentiment de culpabilité.
Et si vous suivez mes instructions, vous n'aurez même pas à attendre.
Vous trouverez la vie après votre dernière cigarette facile.
Vous l'apprécierez même ! Il y a un seul et unique danger, qui concerne l'influence des fumeurs.
On dit que tout est toujours mieux ailleurs que chez soi.
On peut comprendre que ce lieu commun soit si répandu, dans la vie courante, où l'on envie facilement autrui.
Cela semble naturel.
Mais pourquoi est-ce aussi le cas lorsqu'on arrête de fumer, alors que l'on sait pertinemment que les inconvénients sont sans commune mesure avec les prétendus avantages ? Avec le lavage de cerveau, le bourrage de crâne incessant auquel on a été soumis depuis notre enfance, on peut comprendre pourquoi beaucoup se sont mis à fumer.
Mais, puisqu'ils savent qu'il s'agit d'un jeu de dupes, quand ils ont finalement réussi à arrêter, qu'est-ce qui les pousse à retomber ? C'est l'influence des fumeurs.
C'est souvent au cours de sa vie sociale, en particulier lors de repas.
À peine son dessert terminé, le fumeur se jette sur sa cigarette et l'ex-fumeur, le voyant, se sent envahi d'un malaise.
Il a soudain envie d'une cigarette.
C'est une chose absolument extraordinaire qui mériterait qu'on y accorde une attention particulière.
En effet, d'un côté, les non-fumeurs sont parfaitement heureux de ne pas s'être fait avoir par cette saleté, de l'autre, tous les fumeurs du monde, même ceux dont l'esprit est complètement intoxiqué par tous les a priori imaginables sur les bienfaits de la cigarette, croyant que cela leur apporte vraiment du plaisir, regrettent d'avoir un jour commencé.
Alors qu'est-ce qui pousse les ex-fumeurs à envier les fumeurs au cours de telles occasions ? Il y a deux raisons à cela : t.
"Juste une petite." Rappelez-vous que cela n'est pas concevable.
Oubliez l'idée de cette entorse unique et considérez les faits du point de vue du fumeur.
Vous l'enviez ? Il aimerait, quant à lui, ne pas avoir à fumer.
Il vous envie donc.
Commencez à observer les autres fumeurs.
De cette observation vous tirerez le meilleur tremplin pour arrêter de fumer.
Regardez comme une cigarette est vite consumée, et la vitesse avec laquelle on finit par en allumer une autre.
Remarquez, en particulier, que le fumeur n'est même pas conscient d'avoir une cigarette à la bouche ; il les allume souvent de façon mécanique.
Rappelez-vous, ce n'est pas qu'il les apprécie, car il ne les apprécie pas, c'est qu'il ne peut rien apprécier sans elles.
Lorsqu'il va quitter votre compagnie, il continuera à fumer.
Combien de cigarettes, avant de se coucher ? Pensez à son réveil, le lendemain matin, la gorge prise, les maux de tête.
La prochaine fois qu'il souffrira de la poitrine, la prochaine journée sans tabac, lorsqu'il prendra le métro ou se rendra au théâtre, à l'hôpital, au musée, lorsqu'il lira une mise en garde contre les méfaits du tabagisme, ou qu'il pensera au cancer, qu'il ira voir un médecin, il devra continuer à payer le prix fort pour avoir le triste privilège de s'autodétruire.
Il court vers une existence de saleté, d'esclavage, de mauvaise haleine, d'idées noires qui le poursuivront sans trêve.
Tout ça pour quoi ? Pour bénéficier de l'illusion de se sentir normal, c'est-à-dire dans l'état qu'il avait avant de devenir accro.
Cela semble tellement ridicule, mais c'est la réalité.
2. La seconde raison pour laquelle les ex-fumeurs ressentent un manque dans de telles circonstances est que le fumeur est occupé, alors que le non-fumeur reste inactif.
Il se sent alors frustré.
Mettez-le-vous bien dans la tête avant de commencer : ce n'est pas le non-fumeur qui manque quelque chose, mais bien le fumeur qui est privé : de santé, d'énergie, d'argent, de confiance en soi, de sérénité, de courage, de liberté, de respect de lui-même.
Perdez l'habitude d'envier les fumeurs et tenez-les pour ce qu'ils sont, des malades à plaindre.
Je sais bien que j'étais le pire de tous.
C'est pourquoi je peux parler en connaissance de cause, c'est pourquoi j'ai pu écrire ce site, et c'est aussi pourquoi vous le lisez.
Ceux qui ne veulent pas affronter la réalité et qui continuent à se bercer d'illusions sont les plus à plaindre.
Il ne vous est jamais venu à l'esprit d'envier un drogué à l'héroïne.
Pourtant, l'héroïne tue quelque trois cents personnes chaque année dans ce pays (la Grande-Bretagne).
Le tabac en tue plus de cent mille chaque année, et on estime ce chiffre à 2,5 millions pour la terre entière.
Il a déjà tué sur cette planète plus que toutes les guerres de l'histoire réunies.
Comme toutes les dépendances à l'égard d'une drogue, la vôtre ne peut qu'empirer.
Si vous n'êtes pas heureux de fumer aujourd'hui, sachez que demain sera pire.
N'enviez donc pas les autres fumeurs.
Ayez de la pitié pour eux.
Ils ont besoin de votre compassion.
vais-je prendre du poids ? Voilà bien encore un mythe très répandu à propos de la cigarette, surtout chez les fumeurs qui, essayant d'arrêter en usant de la volonté, voient dans la nourriture une aide pour soulager leur sensation d anque.
On confond facilement les sensations que procure le manque de nicotine à celles de la faim.
Cependant, alors que la faim peut être satisfaite par la nourriture, le besoin de nicotine ne disparaît jamais vraiment.
Comme avec n'importe quelle drogue, le corps s'immunise rapidement contre la nicotine, qui cesse de soulager complètement les angoisses de manque.
Dès l'extinction de la cigarette, la nico- tine quitte rapidement l'organisme, provoquant chez l'usager une faim quasi permanente de cette substance.
Le penchant naturel est d'en venir à fumer cigarette sur cigarette.
Cependant, peu de fumeurs en viennent à cette extrémité : 1. parce qu'ils ne peuvent se le permettre financièrement ; 2. à cause de leur santé : ils savent que ce qu'ils prennent est 141 un poison, et luttent pour limiter leur consommation.
Par conséquent, le fumeur doit supporter une faim permanente qui jamais ne disparaît vraiment.
C'est pourquoi beaucoup deviennent boulimiques, alcooliques ou finissent même par prendre des drogues bien plus dures pour combler ce manque (la plupart des alcooliques sont aussi de grands fumeurs ; il semble que ce débordement soit réciproque).
La tendance habituelle, chez le fumeur, est de commencer par remplacer la nicotine par la nourriture.
Pendant mes pires années, j'en venais à supprimer purement et simplement le petit déjeuner et le déjeuner.
À la place, je passais ma journée à fumer continuellement.
Les dernières années, j'attendais le soir avec impatience car je savais que ce serait une occasion de ne pas fumer.
Je passais ces soirées à grignoter sans arrêt, pensant que c'était à cause de la faim.
Il s'agissait en fait du manque de nicotine.
Je remplaçais la nourriture par la nicotine pendant la journée, et l'inverse le soir.
J'étais alors deux fois plus gros que maintenant et je ne pouvais rien faire pour y remédier.
Une fois que ce petit monstre a quitté votre corps, cet affreux sentiment d'insécurité prend fin.
Vous retrouvez votre confiance et redécouvrez le merveilleux sentiment du respect de soi.
Vous avez enfin l'assurance nécessaire pour prendre votre vie en main, non seulement en ce qui concerne vos habitudes nutritives, mais aussi dans beaucoup d'autres domaines.
C'est un des nombreux avantages que vous allez trouver en vous libérant de ce supplice incessant.
La prise de poids lors de la période de sevrage correspond ainsi à la substitution de la cigarette par la nourriture.
Les substituts ne rendent, en fait, pas la tâche plus facile.
Au contraire.
Je consacre un chapitre au problème des substituts dont l'ex-fumeur dispose pour pallier le manque de nicotine.
évitez les faux stimulants Il est courant que certaines personnes aient recours à de faux stimulants pour arrêter de fumer.
Elles en viennent à se dire, par exemple, que l'argent économisé permettra de passer de superbes vacances.Ce type de motivation semble, au premier abord, logique et sensé.
II est cependant hypocrite, car tout fumeur qui se respecte préfère fumer cinquante-deux semaines par an sans avoir de vacances.
En outre, une appréhension certaine subsistera dans l'esprit du fumeur : non seulement il ne devra plus fumer de l'année, mais encore il a peur de ne pouvoir apprécier ses futures vacances sans cigarette.
Tout cela ne fait qu'accroître le sentiment de sacrifice qui l'habite, rendant ainsi la cigarette encore plus précieuse à ses yeux.
Il faut, au contraire, se concentrer sur l'autre côté du problème : qu'est-ce que la cigarette peut bien m'apporter ? Pourquoi ai-je besoin de fumer ? Vous pourriez aussi vous dire : "Je vais pouvoir m'acheter une nouvelle voiture, un nouveau tailleur. " Ici encore, il s'agit d'une fausse motivation : ce prétexte vous fera certainement tenir quelque temps, mais que se pas- sera-t-il lorsque vous aurez cette voiture ? Vous sentirez alors qu'il vous manque toujours quelque chose, et trouverez, tôt ou tard, une raison pour replonger.
Je citerai un troisième exemple, celui du pacte conclu avec un ami ou un proche pour arrêter ensemble.
Ces leurres ont un avantage certain à court terme, mais ils se soldent généralement par un échec.
Les raisons en sont les suivantes : 1.Il s'agit de faux stimulants.
Pourquoi arrêteriez-vous uniquement parce que les autres le font ? Cela ne fait que créer une pression supplémentaire et augmenter d'autant le sentiment de sacrifice.
Si tous ces fumeurs veulent vraiment arrêter au même moment, il n'y a rien à dire.
On ne peut cependant pas forcer un fumeur à arrêter, même s'il le désire secrètement, avant qu'il l'ait décidé par lui-même et qu'il y soit prêt.
Sinon cela ne fait qu'augmenter son envie de fumer.
Au bout de quelques jours difficiles, les prétendants au pari commencent par fumer en cachette, avec les aggravations du sentiment de frustration et de dépendance que cela implique.
2.Le prétexte de la dépendance des uns envers les autres.
comment arreter la cigarette
Avec toute méthode fondée sur la volonté, le fumeur entreprend une période de pénitence pendant laquelle il attend que l'envie de fumer disparaisse.
S'il retombe, il le ressentira comme un échec personnel.
Si plusieurs personnes ont pris le même engagement, il est statistiquement certain que l'une d'elles va, très vite, craquer.
Les autres auront alors l'excuse qu'elles attendaient.
Ce n'est pas leur faute, mais celle du premier à avoir craqué.
Eux auraient pu tenir, mais le pacte a été rompu.
En vérité, il est très probable que beaucoup trichaient déjà, et attendaient seulement que le plus honnête avoue sa faute.
3.Par ailleurs, si vous pactisez ainsi, l'initiative sera moins encou- ragée.D'une part, en cas d'échec, le sentiment sera partagé, voire déchargé, sur la personne qui cédera la première.
Ainsi, on se laisse plus facilement aller.
D'autre part, le fait d'arrêter de fumer procure un merveilleux sentiment de réussite : si c'est la conséquence d'une volonté personnelle, l'encouragement de vos amis, de vos proches et de vos collègues peut vous faire franchir le barrage des premiers jours, toujours difficiles.
Si tout le monde essaie en même temps, cela banalise l'événement, au contraire, et les encouragements se trouvent répartis sur l'ensemble des engagés.
Une pratique assez répandue consiste à mettre en jeu une somme d'argent.
Citons le cas du fumeur qui promet une somme d'argent à son fils s'il échoue ou du pari entre amis.
Je me souviens d'un programme à la télévision : un policier racontait qu'il avait introduit un billet de 20 sites dans son paquet de cigarettes, et qu'il lui faudrait donc brûler ce billet pour pouvoir fumer une cigarette.
Ce pacte conclu avec lui-même lui a permis de tenir quelques jours, mais il a fini par replonger et par brûler le billet.
Ne vous leurrez plus ! Les 45 000 euros que le fumeur moyen dépense en cigarettes au cours de sa vie ne l'arrêtent pas, ni le risque d'une chance sur quatre d'y rester à cause de la cigarette, ni le supplice continuel, ni la vie d'esclavage et le mépris de soi.
Quelques prétextes fallacieux ne risquent donc pas de faire la moindre différence.
Ce n'est pas sur cela qu'il faut se concentrer.
Quel intérêt ai-je à fumer? Absolument aucun.
Pourquoi ai-je besoin de la cigarette ? Vous n'en avez pas besoin.
Vous ne faites que vous infliger une punition.
Ainsi, il est extrêmement facile d'arrêter.
Il y a deux choses que vous devez faire : 1.Prenez la décision que vous ne fumerez plus jamais.
2.Ne vous morfondez pas.
Réjouissez-vous, au contraire.
Vous vous demandez peut-être s'il est nécessaire de lire le reste du site.
Après tout, j'aurais bien pu terminer mon site par ce chapitre.
Cependant, vous auriez tôt ou tard commencé à regretter la cigarette, ce qui vous aurait conduit tout droit à l'échec.
Cela a d'ailleurs déjà dû vous arriver.
Afin de garantir le succès, il est nécessaire de vous préparer à ce que sera l'après-cigarette et aux pièges qu'il vous faudra éviter.
Toute l'alchimie de la cigarette est un piège subtil et sinistre.
Le vrai problème ne concerne pas la dépendance chimique mais la dépendance psychologique, ce que je considère comme un véritable lavage de cerveau.
Il faut donc, avant de passer à l'acte, explorer les mythes et illusions concernant la cigarette.
Si vous connaissez votre ennemi, si vous savez la tactique qu'il utilise, vous pourrez facilement le battre.
J'ai fait, pour en finir avec le tabac, de nombreuses tentatives qui m'ont plongé dans une totale dépression pendant des semaines entières.
La dernière - la bonne - m'a permis de passer de cent cigarettes par jour à zéro, sans une minute de souffrance.
C'était agréable, même lors de la période de sevrage, et je n'ai jamais ressenti le moindre manque depuis.
C'est, au contraire, la chose la plus extraordinaire qui me soit arrivée.
J'ai mis longtemps à comprendre pourquoi cela avait été si facile.
Sans en connaître les causes exactes, j'étais certain que plus jamais je ne fumerais.
Les tentatives précédentes s'étaient soldées par des échecs car je ne faisais qu'essayer d'arrêter, espérant que, si je pouvais survivre assez longtemps sans cigarette, l'envie finirait par disparaître.
Pourtant, ma motivation était toujours bien réelle.
Chaque fois, j'attendais que quelque chose se passe en moi.
Et comme rien n'arrivait, plus j'y pensais, plus j'avais envie d'une cigarette, alors que j'étais pourtant débarrassé de ma dépendance physique.
Mon ultime essai a été différent.
Comme beaucoup, j'avais longuement réfléchi à ce problème.
Jusqu'alors, je me consolais de chaque échec avec l'idée que ce serait plus facile la fois suivante, pensant même qu'il s'agissait d'une simple question d'habitude.
Jamais l'idée que je devrais continuer à fumer le restant de mes jours ne m'avait traversé l'esprit.
Le jour où elle le fit, cette pensée me glaça le sang, me forçant à réfléchir vraiment.
Au lieu d'allumer les cigarettes sans y prêter attention, j'ai commencé par analyser chaque fois les sentiments que j'avais alors.
Cela m'a vite permis de confirmer ce que je savais déjà : je n'appréciais pas le fait de fumer et, sincèrement, chaque cigarette était pour moi désagréable et même dégoûtante.
J'ai aussi commencé à observer les non-fumeurs ; je les avais toujours considérés comme des personnes insipides et asociales.
Je me rendais compte que c'étaient, en fait, des personnes généralement fortes et détendues, aptes à faire face au stress et aux aléas de la vie et mieux à même de profiter de la vie sociale que les fumeurs, montrant d'ailleurs bien plus de dynamisme que ces derniers.
Je me suis aussi décidé à parler avec des ex-fumeurs.
Pensant qu'ils avaient été forcés d'arrêter pour des raisons liées à la santé ou à l'argent, j'étais persuadé qu'ils avaient toujours secrètement envie d'une cigarette.
Lorsque je leur exposais mon point de vue, certains me répondaient qu'ils avaient bien des sensations de manque, mais qu'elles étaient de plus en plus rares et qu'ils n'y prêtaient pas attention.
Mais la grande majorité d'entre eux répondaient qu'ils ne ressentaient aucun manque et qu'ils ne s'étaient jamais aussi bien sentis.
Ces conversations ont également éradiqué un autre mythe auquel j'avais toujours cru.
J'étais fermement persuadé qu'il y avait une faiblesse en moi qui me poussait à fumer.
Ils m'ont fait découvrir avec stupéfaction que cette faiblesse était le cauchemar de tous les fumeurs.
J'en suis finalement venu à la conclusion suivante : des millions de gens arrêtent et peuvent vivre de façon tout à fait heureuse sans fumer.
Je n'avais pas besoin du tabac avant de commencer à fumer et je me souviens avoir trimé dur pour devenir un fumeur : pourquoi aurais-je besoin, maintenant, des cigarettes ? Je n'ai jamais aimé fumer.
Je hais ce rituel sale et je ne veux pas rester toute ma vie esclave de cette plante dégoûtante.
Je me suis alors dit : " Allen, que tu le veuilles ou non, tu as fumé ta dernière cigarette.
" Je savais que, dès ce moment-là, je ne retoucherais plus une cigarette.
Je ne croyais pas que ce serait facile, je peux même dire que je m'attendais à passer de terribles épreuves.
J'étais persuadé que j'avais signé pour des mois de dépression et que je passerais le reste de ma vie à subir un manque occasionnel.
À l'inverse, cela s'est révélé, dès le début, une complète euphorie.
J'ai mis très longtemps à comprendre pourquoi cela m'avait été si facile et pourquoi je n'avais pas ressenti ces terribles angoisses de manque.
La réponse est qu'elles n'existent pas.
Le doute et les préjugés sont les uniques responsables des symptômes de manque.
La formidable vérité est qu'il est très facile d'arrêter.
Le fait que vous y trouviez une difficulté provient de votre inquiétude, qui tourne à l'obsession.
Même lorsque vous êtes sous l'emprise de la nicotine, vous arrivez sans le moindre mal à vous abstenir pendant de longues périodes.
C'est lorsque vous avez envie d'une cigarette, mais que vous ne pouvez en trouver une autour de vous, que la souffrance se manifeste.
Par conséquent, pour rendre cette entreprise facile, il faut être absolument résolu.
La bonne attitude ne consiste pas à espérer la victoire, mais à savoir que l'on a pris une décision irrévocable et que c'est gagné.
Il ne faut jamais remettre ce principe en question.
Au contraire, passez au niveau supérieur et réjouissez-vous de votre décision.
Si vous pouvez être sûr de vous dès le début, ce sera facile.
Mais comment pouvez-vous en être certain, sans savoir si cela va être facile ou non ? C'est afin de vous en assurer que le reste du site vous sera très utile.
Il est nécessaire, avant même de commencer, de bien connaître et de comprendre plusieurs points essentiels : 1.Soyez sûr que vous pouvez y arriver.
Votre rapport avec la cigarette n'est en aucun cas pire que celui de tout autre fumeur.
Vous-même et vous seul pouvez vous forcer à fumer.
2.Il n'y a absolument rien à abandonner.
Les aspects positifs sont au contraire immenses, sur le plan de la santé, de la confiance en soi.
Les bons moments seront meilleurs et les mauvais plus supportables.
3.Rentrez-vous bien dans le crâne que "juste une seule petite cigarette ", cela n'existe pas.
Fumer est à la fois la dépendance à l'égard d'une drogue et une réaction en chaîne.
En faisant une fixation sur la cigarette, vous vous punirez sans raison.
A Considérez simplement que le fait de fumer n'est pas une habitude mauvaise pour la santé, mais bien l'aliénation à une dro- gue.
Acceptez le fait, que cela vous plaise ou non, que vous avez contracté cette maladie.
Vous ne la ferez pas disparaître en vous enfonçant la tête dans le sable.
Souvenez-vous que cette maladie dure toute la vie et qu'elle ne peut qu'empirer.
Le seul moyen d'y mettre un terme est d'arrêter, et, le meilleur moment, maintenant.
5.
Distinguez bien la maladie (c'est-à-dire la dépendance chimique) de l'état d'esprit d'être ou non un fumeur.
Chaque fumeur, s'il avait la possibilité de revivre le moment où il a commencé à fumer, voudrait ne pas retomber dans cette dépendance.
Cette occasion, vous l'avez aujourd'hui.
Il ne s'agit pas d'envisager que vous allez abandonner la cigarette.
Lorsque vous aurez pris la décision finale et fumé votre dernière cigarette, vous serez déjà un non-fumeur.
Un fumeur est un pauvre malheureux qui doit vivre en se détruisant avec des cigarettes.
Un non-fumeur n'y est pas obligé et s'en porte bien mieux.
Une fois que vous avez pris la décision, votre but est, en fait, atteint.
Savourez votre victoire immédiatement.
La vie peut être merveilleuse, même si vous restez encore sous l'influence de la nicotine, influence qui va aller en s'amenuisant.
La clé de cette facilité est d'être certain que vous parviendrez à vous abstenir pendant toute la période de sevrage, soit trois semaines au maximum.
Si vous y êtes bien préparé, cela ne présentera aucune difficulté.
À ce stade du site, si vous avez vraiment ouvert votre esprit à mes propos, il est certain que vous avez déjà pris la décision d'arrêter.
Vous devriez même dès maintenant être impatient de vous lancer, d'évacuer le poison de votre corps.
Si, cependant, l'idée d'arrêter ne vous enchante pas, ce sera pour l'une des raisons suivantes : 1.Il y a quelque chose que vous n'avez pas assimilé.
Relisez les cinq points précédents et demandez-vous si vous êtes d'accord.
Si un doute subsiste, relisez les chapitres correspondants.
2.Vous avez peur de l'échec.
Ne vous tracassez pas.
Continuez simplement à lire, le succès ne fait pas de doute.
Le tabagisme est une énorme escroquerie.
Puisque vous êtes conscient désormais qu'il ne s'agit que d'un jeu de dupes, déjouer ce piège ne vous posera pas de problème.
3.Vous êtes d'accord avec tout ce qui précède et pourtant vous êtes toujours malheureux.
C'est idiot ! Ouvrez les yeux, quelque chose d'extraordinaire est en train de se passer.
Vous allez vous échapper de cet enfer.
Répétez-vous bien, avant de vous lancer, qu'il est merveilleux d'être un non-fumeur.
Maintenez-vous dans cet état d'esprit pendant la période de sevrage.
Les prochains chapitres traitent de points spécifiques pour vous permettre de garder cette confiance.
Après une période de deux ou trois semaines, il ne vous sera même plus nécessaire de penser ainsi.
Du moins, cela sera complètement automatique et le seul mystère qui subsistera sera de comprendre pourquoi vous vous êtes fait avoir pendant si longtemps.
Cependant, je dois insister sur deux risques très importants : 1.Attendez d'avoir complètement terminé le site (et de l'avoir bien assimilé) pour passer à l'acte.
2.J'ai, à plusieurs reprises, évoqué la période de sevrage, II faut cependant éviter deux malentendus.
Tout d'abord, vous pourriez croire inconsciemment que vous êtes condamné à trois semaines de souffrance.
C'est faux.
Ensuite, évitez de tomber dans un nouveau piège, en pensant qu'il suffit de ne pas fumer pendant trois semaines pour être définitivement libéré.
Rien ne se passera après la troisième semaine.
Vous n'entrerez pas soudaine- ment dans la peau d'un non-fumeur.
Il n'y a pas de sentiment spécifique aux non-fumeurs (même si le fait de ne plus fumer demeure une libération).
Sachez surtout que, si vous broyez du noir pendant ces trois semaines, il en sera certainement de même ensuite.
Vous devez absolument commencer avec l'idée que vous n'allez plus fumer et que c'est merveilleux.
Alors, après quelques semaines, toute tentation aura disparu.
Mais si vous vous dites : " S/ seulement j'arrive à tenir trois semaines, alors ce sera gagné ", il est certain que votre envie de cigarettes ne fera que s'accroître.
la période de sevrage Vous serez peut-être parfois, pendant les trois semaines suivant votre dernière cigarette, sujet à des crises de manque.
Les symptômes que vous observerez alors peuvent être classés en deux catéqories : 1.Les crises de manque de nicotine, cette sensation de vide et de malaise semblable à une faim (légers tiraillements d'estomac) que les fumeurs assimilent à un fort désir de faire quelque chose de leurs mains.
2.Le catalyseur psychologique que sont certains événements tels que la conversation téléphonique, la fin du repas, etc.
L'échec des personnes essayant d'arrêter par le seul recours à la volonté (méthode classique) est dû à l'absence de compréhension et de différenciation de ces deux phénomènes distincts, à savoir les dépendances physique et psychologique.
Ce type de confusion explique aussi que beaucoup replongent même après une très longue période d'abstinence, alors qu'ils se sont depuis longtemps débarrassés de leur dépendance à la nicotine.
Les symptômes de manque dus à la nicotine sont pratiquement imperceptibles.
Il ne faut cependant pas en sous-estimer le pouvoir.
Si l'on s'abstient de manger pendant trop longtemps, il arrive que l'on ressente des brûlures d'estomac.
Il s'agit en fait plus de démangeaisons et de gargouillements que d'une réelle douleur.
Pourtant, on sait combien la faim rend vite nerveux et irritable.
Notre faim de nicotine est tout à fait comparable.
Il y a néanmoins une différence fondamentale : notre corps a besoin de s'alimenter, mais il n'a absolument pas besoin de nicotine.
Avec le bon état d'esprit, on parvient rapidement à maîtriser ces symptômes.
Même si le fumeur a fait appel à une méthode basée sur la volonté, après quelques jours d'abstinence, sa faim de nicotine s'estompe rapidement.
C'est le second facteur qui crée la difficulté.
Le fumeur a pris, en effet, l'habitude de soulager son besoin de nicotine lors de certaines occasions particulières.
Par asso- dation d'idées, comme celle du verre et de la cigarette, il en est venu à penser que la cigarette lui est indispensable dans de telles occasions.
Un exemple permettra de mieux comprendre cela.
Vous avez une voiture depuis plusieurs années, dont la commande de clignotant se trouve à gauche du volant.
Vous en achetez une nouvelle dans laquelle cette même commande est à droite.
Bien que vous sachiez cette différence, vous enclencherez, pendant plusieurs semaines, systématiquement les essuie-glaces avant de prendre un virage.
Notre comportement lorsqu'on arrête de fumer est similaire.
Les premiers jours d'abstinence, le mécanisme se manifestera à certains moments.
Vous penserez alors : "Je veux une cigarette.
" Si vous contrez ce mécanisme à la racine, il disparaîtra rapidement.
La méthode classique, en persuadant le fumeur qu'il fait un grand sacrifice, l'incite à se tourmenter à cause de la cigarette.
Alors qu'il attend que cette envie disparaisse, son obstination ne fait qu'enraciner sa dépendance.
Le catalyseur le plus courant est le repas, surtout celui entre amis, au restaurant.
L'ex-fumeur est déjà malheureux de ne pas avoir sa cigarette.
Il se sent encore plus frustré lorsqu'un de ses amis en allume une, et il a l'impression de ne pas profiter du repas comme il le voudrait.
Son association de la cigarette avec le repas et l'occasion sociale le font souffrir trois fois plus et, par la même occasion, aggravent sa dépendance psychologique.
S'il fait preuve de volonté pendant une période suffisante, il finira par accepter son lot et reprendra une vie normale.
Cependant, le lavage de cerveau n'est pas complètement effacé et l'on voit des personnes qui, des années après avoir arrêté (contraintes), lors de certaines grandes célébrations, crèvent toujours d'envie d'en fumer une.
Le fumeur est victime d'une illusion qu'il a lui-même créée alors qu'il n'a aucune rai- son, absolument aucune, de se torturer ainsi.
Avec ma méthode, la majorité des échecs (car il y en a) est due à la réponse à un déclic.
L'ex-fumeur a tendance à considérer la cigarette comme une sorte de placebo, comme un simple cachet, qui ne contiendrait que du sucre.
Il pense : " La cigarette ne me fait rien, mais si je décide qu'elle a un pouvoir, elle peut alors m'aider lorsque j'aurai besoin d'un stimulant.
" Un cachet au sucre, qui n'a pourtant rien de magique, peut se révéler une puissante aide psychologique pour soulager de réels symptômes.
Il peut donc être bénéfique.
Ce n'est pas le cas de la cigarette.
Elle crée le symptôme qu'elle soulage et finit, à la longue, par ne plus le soulager complètement.
Ce cachet-là est une drogue et, rappelons-le encore, le tueur numéro un de notre société.
Il vous sera peut-être plus facile de comprendre cet effet avec un exemple.
Prenez le cas d'une femme (non fumeuse) qui perd son mari.
Il est tout à fait courant d'entendre dire, de la part d'un ami (fumeur), avec pourtant les meilleures intentions du monde : " Prends une cigarette, cela t'aidera à te calmer.
" La cigarette acceptée n'aura aucun effet apaisant parce que cette femme, n'ayant aucune dépendance à l'égard de la nicotine, n'a par conséquent aucun manque à soulager.
Au mieux, cela aura l'effet psychologique d'un remontant temporaire.
Une fois la cigarette éteinte, la situation restera en tout point aussi tragique qu'auparavant.
Elle sera peut-être même pire, cette femme risquant en effet de développer une accoutumance - même infime - à la cigarette, qui la poussera ensuite à en fumer d'autres.
Le seul effet que l'on puisse accorder à cette cigarette est celui d'un léger remontant, comme un verre de scotch ou, mieux, quelques paroles réconfortantes.
Beaucoup de non-fumeurs ou d'ex-fumeurs se sont fait piéger par la cigarette lors de telles circonstances.
Il est essentiel de contrer dès le début l'effet du lavage de cerveau.
Cela doit être clair : vous n'avez pas besoin de la cigarette et, en continuant de la considérer comme un support ou un stimulant, vous ne faites que vous torturer.
Il n'y a aucune raison à cela.
Les cigarettes ne créent pas les moments forts, elles les ruinent.
Rappelez-vous, en particulier lors des repas, que les fumeurs ne fument pas parce qu'ils trouvent cela agréable, mais parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement.
Ce sont des drogués.
Ils ne peuvent vivre heureux sans leur dose de nicotine.
Abandonnez le concept de la cigarette en tant que plaisir.
Beaucoup de fumeurs pensent : " Si seulement il y avait une cigarette inoffensive ! " II y en a ! Tout fumeur qui essaie les cigarettes à l'eucalyptus laisse vite tomber, car il s'agit d'une perte de temps.
En effet, fumer des cigarettes aux herbes est une chose complètement stupide.
Mais quelle est la différence entre fumer une cigarette aux herbes et une vraie cigarette ? La nicotine.
Ne racontez pas que les cigarettes ont meilleur goût, vous savez bien que c'est faux.
On n'a jamais vu quelqu'un fumer régulièrement des cigarettes à l'eucalyptus et cela devrait être exactement la même chose pour toutes les cigarettes.
Le problème est que la nicotine contenue dans le tabac introduit un facteur de dépendance qui vous empêche d'être lucide.
Qu'il soit clair dans votre esprit que la seule véritable raison pour laquelle vous fumez demeure le besoin de nicotine.
Lorsque vous vous serez débarrassé de ce besoin de nicotine, vous n'aurez pas plus de raison de vous mettre une cigarette dans la bouche que dans l'oreille.
Que les angoisses soient dues au manque physique de nicotine (sensation de vide) ou à un déclic psychologique, il vous faut les accepter.
La douleur physique est pratiquement insignifiante et, avec le bon état d'esprit, cela n'est plus un problème.
Ne vous tracassez donc pas à propos du manque.
La sensation elle-même n'est pas méchante.
Les vrais problèmes sont l'association de cette sensation avec le désir d'une cigarette et le sentiment de rater quelque chose.
Au lieu de vous laisser aller à un sentiment de regret, dites-vous : " Je sais ce que c'est.
Ce sont les symptômes du manque de nicotine, c'est ce qui fait souffrir les fumeurs toute leur vie et ce qui les pousse à continuer à fumer.
Les non-fumeurs ne connaissent pas ces angoisses.
Ce n'est qu'un tour de plus de cette drogue.
C'est formidable, elle est en train de quitter mon corps.
" En d'autres termes, vous subirez, au cours des trois prochaines semaines, un léger trauma ; mais, pendant ces trois semai-' nés et pour le reste de votre vie, quelque chose d'extraordinaire va se produire.
Vous vous débar- rasserez de cette horrible maladie.
Cette immense victoire fera bien plus que compenser l'infime trauma : elle vous amènera certainement à trouver les symptômes de manque relativement plaisants.
Ils deviendront des raisons de vous réjouir.
Considérez ce processus comme un jeu où le petit monstre est une sorte de parasite à l'intérieur de votre estomac.
Vous allez l'affamer pendant quelques semaines et lui va essayer de vous pousser à allumer une cigarette pour se maintenir en vie.
Méfiez-vous car, à certains moments, il essaiera de vous rendre malheureux, parfois même à un moment où vous ne serez pas sur la défensive.
Quelqu'un vous offrira peut-être une cigarette alors que vous aurez, un instant, oublié que vous avez arrêté.
Vous sentirez alors un léger sentiment de frustration en vous le rappelant.
Soyez prêt d'avance à affronter ce genre de situation.
Quelle que soit la tentation, soyez sûr qu'elle est le fait du monstre qui loge dans votre estomac.
Chaque fois que vous lui résistez, vous gagnez une bataille qui aurait pu être mortelle pour vous.
Dans tous les cas, n'essayez pas d'oublier la cigarette.
C'est une attitude qui pousse les (ex)-fumeurs vers la dépression.
Ils essaient de survivre chaque jour avec l'espoir de finir par l'oublier.
Ainsi en est-il de l'insomnie : plus vous vous en inquiétez, moins vous arrivez à dormir.
De toute façon, vous n'arriverez pas à oublier.
Les premiers jours, le petit monstre ne se lassera pas de vous le rappeler et vous ne pourrez rien y faire, Tant qu'il y aura des fumeurs et de la publicité pour les cigarettes, vous ne pourrez pas oublier.
Le fait est qu'il n'y a aucune raison d'oublier.
Il n'y a rien de mal à ce qui vous arrive, au contraire : c'est merveilleux ! Même si vous y pensez cent fois par jour, savourez chaque moment.
Rappelez-vous comme il est formidable d'être libre à nouveau, de ne plus avoir à étouffer.
Ainsi, vous verrez que les symptômes de manque deviennent des moments de plaisir et vous serez surpris de la rapidité avec laquelle la cigarette vous sortira de l'esprit.
Quoi que vous fassiez, ne doutez pas du bien-fondé de votre décision.
Si le doute s'installe, vous commencerez à vous lamenter et cela empirera.
Utilisez plutôt de telles occasions comme une motivation supplémentaire.
Si vous êtes déprimé, rappelez-vous que la cigarette ne fait qu'aggraver les choses.
Si un ami vous offre une cigarette, répondez que vous êtes fier de ne plus en avoir besoin.
Cela le blessera, mais l'aidera aussi à se préparer pour arrêter.
Rappelez-vous, lors des éventuels moments difficiles, que vous aviez de puissantes raisons d'arrêter.
Rappelez-vous ce que vous coûtera la cigarette que vous pourriez vous accorder, le risque de ne plus vous en sortir.
Par-dessus tout, rappelez-vous que ce sentiment n'est que passager et que chaque moment est un pas de plus vers votre but.
Certains fumeurs pensent qu'ils devront passer le restant de leur vie à réprimer les déclics psychologiques.
En d'autres termes, ils croient qu'ils passeront leur vie à se persuader par des artifices psychologiques qu'ils n'ont pas envie d'une cigarette.
Ce n'est pas le cas.
Rappelez-vous que l'optimiste voit la bouteille à moitié pleine, alors que le pessimiste la voit à moitié vide.
Dans le cas de la cigarette, la bouteille est vide et le fumeur la voit pleine.
C'est lui qui a subi un lavage de cerveau, c'est lui qui est conditionné.
Si vous commencez à vous dire que vous n'avez pas besoin de fumer, vous n'aurez même pas besoin de vous le répéter, car la douce vérité est.
Que vous n'avez aucune raison de fumer.
C'est bien la dernière chose à faire.
Assurez-vous que vous ne vous ferez plus jamais avoir.
juste une petite taf! Irte de bon nombre de fumeurs.
Ces derniers tiennent héroïquement le coup pendant quelques jours puis s'accordent une taf ou deux pour surmonter leur angoisse.
Ils ne réalisent pas l'effet dévastateur que cela produit sur leur moral.
Pour beaucoup, cette taf n'a même pas bon goût, confortant ainsi le fumeur dans l'idée qu'il n'a plus besoin de fumer.
En fait, l'effet est tout à fait inverse.
Tout d'abord, mettez-vous bien dans le crâne que la cigarette n'a jamais été agréable, pas plus maintenant que lorsque vous fumiez régulièrement.
Ce n'est pas à cause du plaisir que vous fumez.
Si c'était le cas, je vous rappelle que vous auriez arrêté dès la première cigarette.
La seule raison qui explique que vous ayez fumé est la nécessité de nourrir le petit monstre avide de nicotine.
Pensez-y un peu : il a été affamé pendant plusieurs jours.
La misérable taf a dû être pour lui un soulagement extraordinaire.
Votre cerveau enregistre inconsciemment l'arrivée de nicotine toute fraîche et toute votre laborieuse préparation sera sapée.
Une petite voix s'élèvera bientôt au fond de vous, disant, en dépit de tout logique : "Elles sont si précieuses, j'en veux une autre !" Cette petite taf a deux effets dommageables : 1.Elle permet au petit monstre de survivre.
2.Plus grave, elle renforce le grand monstre (la dépendance psychologique).
Si vous en avez pris une, la suivante viendra encore plus facilement.
Rappelez-vous : il a suffi d'une seule cigarette pour que vous vous mettiez à fumer.
est-ce que cela sera plus dur pour moi ? Les combinaisons de facteurs qui déterminent le degré de facilité avec lequel chaque fumeur arrête sont infinies.
Il es évident que le caractère de chacun, son environnement familial professionnel et toutes les particularités personnelles entreh Certaines professions sont moins propices que d'autres, mais, à partir du moment où la dépendance psychologique se trouve éliminée, l'influence de l'environnement du fumeur est peu significative.
Quelques exemples pourront vous être utiles.
Arrêter se révèle particulièrement difficile pour les membres du milieu médical.
On pourrait penser le contraire, car ils connais- sent mieux que quiconque les effets dramatiques du tabac sur la santé et en voient tous les jours les tristes conséquences.
Mais, si leur environnement leur fournit de solides raisons pour arrêter, il ne rend pas pour autant l'acte plus facile.
En voici les raisons : 1.La conscience permanente des risques qu'ils courent crée une peur et la peur est l'une des situations dans lesquelles on a besoin de soulager ses symptômes de manque.
2.Le travail d'un médecin est on ne peut plus stressant et, habituellement, il ne peut pas soulager son surplus de stress (dû au manque de nicotine) pendant qu'il exerce.
3.Il éprouve un stress supplémentaire parce qu'il se culpabilise : il sent qu'il devrait donner 'exemple.
Cela met plus de pression sur lui et accroît le sentiment de frustration.
Pendant les pauses bien méritées, alors que le stress professionnel est momentanément suspendu, il s'accorde une cigarette.
Celle-ci devient extraordinaire car le fumeur lui attribue à tort l'entier effet bienfaiteur de la pause.
Cette constatation s'applique évidemment à tout type de situation où le fumeur est forcé de s'abstenir pendant d'assez longues périodes.
S'il essaie d'arrêter, le fumeur est malheureux car il sent qu'il se prive.
Il ne profite pas pleinement de la pause et de la tasse de thé ou de café qui l'accompagne.
A cause de l'association (en fait de la confusion) entre le plaisir que procure la pause et le soulagement du manque, la cigarette apparaît comme un bienfaiteur universel.
En revanche, si, comme je me propose de vous 'expliquer, vous refusez d'agir en fumeur conditionné et que vous cessez de penser à la cigarette comme à un objet de convoitise, vous verrez que l'on peut toujours apprécier un tel moment, même si le corps réclame sa dose de nicotine.
L'ennui représente une autre situation délicate, particulièrement s'il alterne avec des périodes de stress.
Les exemples typiques sont ceux du conducteur au volant ou de la " femme au foyer " avec des enfants en bas âge.
Leur tâche, si stressante qu'elle puisse parfois être, est pourtant souvent monotone.
Ces périodes monotones leur offrent, s'ils essaient d'arrêter de fumer, l'occasion de regretter la cigarette, ce qui accroît leur sentiment de dépression.


... Lire la suite dans la page suivante
Contact | Recommander ce site à un proche | Copyright © Arreter-tabac.com