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Comment arrêter de fumer


Arrêter de fumer, en fait c'est facile


La solution miracle que tous les fumeurs attendent :

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Tous les fumeurs ont conscience qu'ils se comportent en imbéciles et qu'ils se voilent la face devant les effets qu'a la cigarette sur leur santé.
La plupart du temps, fumer devient un automatisme, et les fumeurs semblent l'oublier ; cependant, ces ombres noires hantent toujours notre subconscient.
Au cours de notre vie de fumeur, il est des circonstances où elles font surface et nous rappellent l'angoissante vérité :
• les messages d'avertissement que nous lisons sur les paquets de cigarettes,
• la peur du cancer,
• la journée nationale antitabac,
• une quinte de toux,
• une douleur dans la poitrine,
• des sensations étranges dans les membres inférieurs,
• l'attitude attristée de nos proches,
• la prise de conscience de sa mauvaise haleine, de dents tachées chez le dentiste,
• la maladie qui atteint les autres,
• le fait d'embrasser un non-fumeur ou de lui parler,
• la perte du respect de soi à cause de cet esclavage, etc.
Même lorsque nous n'en sommes pas conscients, ces ombres noires hantent notre esprit en permanence et plus on se laisse engloutir par cette "habitude", plus ce sentiment de culpabilité empire.
Il ne se dissipera que lorsque vous aurez vous-même décidé de mettre un terme à cette atroce dépendance.
Je n'insisterai jamais pour dire combien il est merveilleux d'être libéré de ces pensées morbides, de savoir que vous n'avez plus besoin de fumer.
Les deux derniers chapitres ont traité des avantages considérables que vous trouverez à être un non-fumeur.
Pour être honnête, je me suis senti obligé, en contrepartie, de faire état des avantages liés au fait d'être un fumeur.
Ces considérations sont développées dans le prochain chapitre.
Si votre objectif est de courir le cent mètres en moins de onze secondes, je conçois que ce soit difficile.
Vous aurez certainement besoin d'années d'entraînement et, malgré votre acharnement, vous serez peut-être physiquement incapable de réussir.
Mais la barrière est partiellement psychologique ; avant que le premier sportif ne descende en dessous de ces onze secondes, cette limite apparais- sait infranchissable.
Aujourd'hui, des milliers de personnes en sont capables.
Revenons à nos moutons.
Afin d'arrêter de fumer, ce que vous avez à faire est de ne plus fumer.
Personne ne vous force à fumer, à part vous-même et, à la différence de la nourriture et de l'eau, le tabac ne vous est absolument pas indispensable pour survivre.
Ainsi, si vous voulez arrêter, pourquoi cela devrait-il être difficile ? En fait, cela ne l'est pas.
Ce sont les fumeurs qui ont créé cette difficulté en essayant de mettre la réussite sur le compte de la volonté.
Ils croient qu'ils devront faire preuve d'une extraordinaire abnégation afin de renoncer au tabac.
Ils ont à leur disposition diverses méthodes pour arrêter de fumer.
À ma connaissance, toutes ces méthodes - que je qualifie de classiques par opposition à la mienne - amènent le fumeur à penser qu'il fait un quelconque sacrifice en arrêtant de fumer.
Étudions un peu en détail ce type de méthode, qui mise sur la volonté du fumeur.
Nous ne décidons pas de devenir des fumeurs.
Nous essayons simplement de fumer une première cigarette, et sommes convaincus par son goût déplaisant qu'arrêter ne sera jamais un problème.
Les premiers temps, nous ne fumons que quand nous le voulons, car nous ne sommes pas encore esclaves du tabac.
Il se peut ainsi que plusieurs jours, voire plusieurs mois, passent entre deux cigarettes.
Nous fumons à l'occasion de soirées, ou lorsque nous sommes mis en présence d'autres fumeurs, par exemple au sein d'un groupe d'adolescents.
Ce sont toujours des circonstances de notre vie sociale, au cours de laquelle nous agissons par mimétisme.
Avant que nous ne l'ayons réalisé, nous achetons régulièrement nos paquets.
Nous croyons fumer uniquement lorsque nous en avons envie.
On s'aperçoit trop tard que l'on fume de façon ininterrompue.
D'habitude, il nous faut très longtemps pour réaliser que nous sommes accros, car nous avons l'illusion de fumer pour le plaisir et non par obligation.
Lorsque nous fumons une cigarette, nous croyons l'apprécier.
En fait, nous avons l'illusion de pouvoir nous arrêter quand nous le voudrons.
C'est en principe lorsque nous décidons d'arrêter qu'apparaît le problème.
Les premières tentatives d'arrêter se situent le plus souvent dès les premières années, à cause de l'argent (les étudiants en ont souvent peu), ou de la santé (pour continuer, par exemple, une activité sportive), etc.
Quelle qu'en soit la motivation, le fumeur attend toujours une situation difficile pour prendre conscience qu'il doit s'arrêter.
Dès qu'il passe à l'acte, le petit monstre dans l'estomac (sa dépendance physique) manifeste sa faim.
Le sujet veut alors une cigarette et, puisqu'il s'est promis de ne plus fumer, il stresse encore davantage.
Ce qu'il utilise habituellement pour se calmer n'est plus disponible et sa souffrance augmente.
Après une période de torture, il adopte le célèbre compromis ("Je vais réduire progressivement") ou même jette l'éponge (" Ce n'était pas le bon moment, j'attendrai un moment plus propice").
Cependant, lorsque toutes les causes de stress ont
disparu, l'envie de s'arrêter de fumer disparaît aussi et ce n'est que lors de la mauvaise passe suivante que l'idée reviendra.
Bien sûr, ce n'est jamais le moment, car la vie tend plutôt à devenir de plus en plus stressante.
Nous quittons la protection de nos parents pour fonder une famille, nous empruntons de l'argent, nos responsabilités professionnelles augmentent sans cesse, etc.
Bien évidemment, la vie du fumeur ne devient jamais moins stressante, parce que son stress est dû à la cigarette.
Alors que sa consommation de nicotine augmente, il devient de plus en plus nerveux et l'illusion du caractère indispensable de la cigarette s'accroît d'autant.
En fait, la vie ne devient pas nécessairement plus stressante.
C'est la cigarette qui crée cette illusion.
Nous reviendrons sur cet aspect p.
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Après les premiers échecs, le fumeur se réfugie souvent dans la croyance qu'il se réveillera un jour et que son envie de fumer aura disparu comme par enchantement.
Cet espoir est entretenu par les histoires qui circulent à propos d'ex-fumeurs, comme ceux qui prétendent avoir subitement perdu l'envie de fumer après une sévère grippe.
Ne croyez pas ces bêtises.
J'ai vérifié des tas de rumeurs de ce type et ce n'est jamais aussi simple qu'il y paraît.
En général, le fumeur s'est bien préparé à arrêter et il n'a fait qu'utiliser la grippe comme tremplin.
J'ai passé trente ans à attendre ce matin inespéré où, enfin, je n'aurais plus envie de fumer.
Lorsque j'avais une mauvaise grippe, j'étais impatient d'être guéri pour pouvoir à nouveau fumer à mon rythme.
Le plus souvent, les personnes qui prétendent avoir arrêté " comme ça " ont, en fait, subi un choc.
Soit un proche parent est décédé des suites d'une maladie provoquée par la cigarette, soit ils ont eux-mêmes eu très peur.
Mais il est plus facile de dire : " J'ai décidé d'arrêter un jour ; tout simplement ".
Regardez la vérité en face ! Cela n'arrivera pas sans que vous le vouliez.
Essayons de voir en détail pourquoi la méthode classique rend les choses si difficiles.
Pendant presque toute notre vie, notre attitude est de toujours remettre la décision finale -celle d'arrêter-au lendemain.
Cependant, il arrive quelquefois qu'un élément précis vous incite à passer à l'acte.
Par exemple, vous prenez conscience de l'argent que vous perdez, de la santé que vous détruisez ou même de l'esclavage dans lequel vous vivez.
Quelle qu'en soit la raison, nous sortons un instant la tête du sable pour réfléchir aux avantages et aux inconvénients de la cigarette.
Nous découvrons alors ce que nous avons toujours su, la conclusion rationnelle ne fait aucun doute : il faut arrêter de fumer.
Si vous tentez d'établir une comptabilité des avantages et des inconvénients de la cigarette, le résultat ne peut qu'être extrêmement défavorable à la cigarette.
Cependant, même si le fumeur sait qu'il ferait mieux de ne pas fumer, il croit que ce sera pour lui un grand sacrifice.
C'est une illusion, mais une illusion extrêmement puissante.
Sans savoir pourquoi, le fumeur est persuadé que la cigarette est d'un grand apport pendant les bons et mauvais moments de sa vie.
Avant même qu'il amorce sa tentative d'arrêt, les fausses certitudes que notre société et nous-mêmes nous sommes inculquées à propos de la cigarette pèsent de tout leur poids.
Et il faut ajouter à cela l'illusion encore plus néfaste qui consiste à croire qu'il est très difficile d'arrêter.
Le fumeur a rencontré des personnes qui, n'ayant pas fumé depuis plusieurs mois, meurent encore d'envie de fumer une cigarette.
Il y a tous ces exfumeurs grincheux, ceux qui ont arrêté depuis des années mais qui regrettent toujours la cigarette.
Il a aussi entendu l'histoire de ce fumeur qui, après avoir tenu pendant des années, a fumé une cigarette qu'il croyait innocente, et s'est subitement remis à fumer.
Il connaît certainement des fumeurs gravement malades, qui visiblement n'apprécient plus la cigarette et se détruisent irrémédiablement en s'obstinant à fumer.
En plus de tout cela, il est certainement lui-même passé par l'une de ces épreuves.
Alors, au lieu de tout commencer en pensant : " Super / Vous savez quoi ? Je ne fume plus ! ", son premier sentiment est qu'il va effectuer une mission impossible.
Il croit dur comme fer que tout fumeur est condamné à vie.
De nombreux fumeurs prennent même leurs dispositions pour prévenir leur entourage : " Je suis en train d'arrêter, je serai certai- nement irritable pendant les prochaines semaines.
Soyez indulgents.
" Ces tentatives-là sont vouées à l'échec.
Supposons, maintenant, que le fumeur tienne quelques jours sans craquer.
Ses poumons se sont progressivement décongestionnés.
Il n'achète plus de cigarettes et, par conséquent, sa situation financière s'améliore.
Il ne subit plus la pression sociale anti-tabac, puisqu'il est devenu non fumeur.
Ces points sont positifs puisqu'ils marquent un retour à l'état de non-fumeur.
Cependant, les motivations mêmes qui 'ont poussé à arrêter de fumer lui apparaissent maintenant moins évidentes et il a tendance à oublier la situation dans laquelle il se trouvait alors.
On peut comparer cela à quelqu'un qui vient d'être témoin d'un accident de la route.
Pendant quelque temps, il sera plus prudent, mais, après, il oubliera vite toute notion de prudence et, au moindre prétexte, appuiera sur le champignon.
D'autre part, le petit monstre dans son estomac n'a pas eu sa dose depuis très longtemps.
Il n'y a pas de douleur physique, juste une indéfinissable sensation de manque.
Si cette sensation n'était pas due à la nicotine, elle ne le dérangerait absolument pas.
Cependant, il sait que cela veut dire qu'il a besoin d'une cigarette.
Pourquoi est-ce si important, le fumeur l'ignore.
Le petit monstre dans l'estomac réveille ainsi le grand monstre, confortablement installé dans le subconscient par l'incroyable lavage de cerveau.
Alors, cette personne même qui, il y a quelques jours, dressait la liste de toutes les raisons qu'elle avait d'arrêter cherche maintenant n'importe quelle excuse pour recommencer.
Des excuses comme : 1. La vie est trop courte.
S'il le faut, je pourrais mourir d'un instant à l'autre, peut-être renversé par une voiture.
J'ai arrêté trop tard.
De toute façon, on peut attraper un cancer avec n'importe quoi aujourd'hui, alors.
fi, Je n'a/ pas choisi le bon moment.
J'aurais dû attendre après Noël / après les vacances / après cet événement stressant.
3. Je n 'arrive pas à me concentrer.
Je deviens irritable et suis en permanence de mauvaise humeur.
Je n'arrive pas à travailler correctement.
Mon entourage ne me supporte plus.
Alors, pour l'intérêt de tous, il faut que je me remette à fumer.
Je suis un vrai fumeur et je ne serai jamais heureux sans cigarette (c'est cette dernière excuse qui m'a fait fumer pendant près de trente-cinq ans).
À ce stade, généralement, le fumeur replonge.
Il allume une cigarette et la schizophrénie s'amplifie.
D'un côté, il y a cet immense soulagement de mettre fin au manque : le petit monstre a enfin sa dose.
De l'autre, s'il a tenu assez longtemps, la cigarette a vraiment un goût exécrable et il se demande pourquoi il la fume.
C'est pourquoi le fumeur pense qu'il manque de volonté.
Ce n'est pas vrai ; il a seulement changé d'avis en prenant une décision parfaitement rationnelle au vu des informations dont il disposait.
En effet, à quoi bon être en bonne santé si l'on est malheureux ? À quoi bon être riche si on est malheureux ? Il vaut bien mieux avoir une vie agréable et un peu plus courte qu'une longue vie misérable.
Heureusement, cette conclusion est complètement fausse.
La vie d'un non-fumeur est vraiment plus appréciable.
Cependant, j'ai moi aussi souvent commis cette erreur et cela m'a valu d'être fumeur pendant trente-cinq ans.
Je dois avouer que, si c'était vraiment la réalité, je serais encore en train de fumer (pardon, je ne serais plus de ce monde).
Cette souffrance qu'enduré le fumeur n'a rien à voir avec l'angoisse due au manque physique de nicotine.
Il est vrai qu'elle est à l'origine de celle-ci, mais le problème est psychologique :

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