comment arreter de fumer
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Conséquences sanitaires:


La consommation de tabac nuit à la santé.
On estime que le tabagisme est à l'origine de plus de 4 millions de décès par an dans le monde (soit 62 morts pour 100 000 habitants, 1 mort toutes les 8 secondes, 60 millions de décès en 50 ans), dont 60 000 en France (97 pour 100 000 habitants) et près de 5000 induits par le tabagisme passif (des fumeurs et des non fumeurs).
L'OMS estime que si la consommation poursuit les tendances actuelles, le tabac fera 10 millions de morts par an, ceci principalement dans les pays en développement.
Nicotine et manque [modifier] Le tabac est considéré comme une drogue licite dans de nombreux pays.
Son principal alcaloïde, la nicotine, possède un effet psychoactif de stimulation cérébrale et simultanément de relaxation physique.
L'accoutumance du système nerveux central à la nicotine est très rapide : quelques cigarettes peuvent suffire à entraîner une dépendance physique, puis ultérieurement psychologique.
Des additifs sont ajoutés par les fabricants dans le but d'intensifier la dépendance des consommateurs.
C'est le cas de l'ammoniac, qui permet l'inhalation de la fumée sans provoquer de toux et facilite l'absorption de la nicotine.
Le sevrage se traduit par une impression de manque, au réveil notamment, ce manque pouvant se manifester par des troubles de la concentration, irritabilité, constipation, insomnie, envie irrésistible de fumer (craving).
Les symptômes de manque peuvent être diminués en grande partie par l'utilisation de nicotine pharmaceutique.
Mais passés les premiers jours, l'utilité des aides médicamenteuses reste minime.
En cas de difficulté, il est souhaitable de rechercher un accompagnement par une personne compétente (tabacologue, psychologue, etc.).
Il est intéressant de noter qu'une envie de fumer (craving), passe après 2 ou 3 minutes de patience.
Substances toxiques [modifier] La fumée résultant de la combustion du tabac comporte plus de 4 000 substances toxiques, dont 50 reconnues cancérigènes par le Comité International de Recherche sur le Cancer : du benzène, du monoxyde de carbone, du formaldéhyde, de la N-nitrosodiméthylamine et de la N-nitrosopyrrolidine durant la phase vapeur de la fumée, alors qu'on a trouvé du goudron, du benzo[a]pyrène, du cadmium, du nickel, de la N-nitrosonornicotine (NNN) et de la 4-(methylnitrosamino)-1-(3-pyridyl-1-butanone) (NNK) durant la phase solide (particules) de la fumée.
Certains produits, comme par exemple le polonium 210 sont radioactifs.
Elle produit aussi des substances utilisées dans les gaz de combat ou les insecticides, comme le cyanure d'hydrogène à hauteur de 100 à 400 microgrammes par cigarette (Forestite, Zyklon B) à l'origine des maladies cardiovasculaires liées au tabac, et l'acroléine (Papite), à hauteur de 10 à 140 microgrammes par cigarette (ce qui conduit très facilement à un dépassement des limites légales admissibles dans l'air), un puissant irritant des muqueuses, cancérigène par ingestion orale, et justement soluble dans l'éthanol.
Additifs dans les sauces et aromes, et toxicité [modifier] Les mélanges de tabac utilisés pour la fabrication des cigarettes peuvent comprendre jusqu'à 10% du poids en additifs présents dans les sauces et aromes pour les mélanges blonds (et près de 15% pour le tabac mentholé).
De plus on retrouve aussi une liste impressionnante d'additifs dans le papier de cigarette, les filtres, les manchons porte-filtre, et même les produits d'emballages, censés servir de conservateurs, antioxydants ou antibactériologiques, ou antimoisissure.
Dans l’Union Européenne, tous les fabricants ont l’obligation de publier la liste exhaustive des produits utilisés, pour la culture, le séchage, la préparation, le texturage, la conservation, la fixation des arômes ou la modification de combustion.
Leurs concentrations maximales dans les mélanges de tabac, la fonction justifiant leur ajout, et la liste des espèces biologiques cultivées (ainsi que les espèces hybrides qui le plus spécialement conçues pour l'industrie) sont aussi obligatoirement fournies.
Il est vrai que l’industrie du tabac communique beaucoup sur la culture de la plante de tabac (ou l’absence d’OGM alors que sa combustion en fait perdre tout l'intérêt, le risque lié aux modifications génétiques étant détruit) ou la préservation des espèces, mais ne fait aucune étude sérieuse sur les additifs, notamment ceux dont la combustion agit comme catalyseurs favorisant la synthèse de l’ammoniac à partir des autres produits de combustion de la plante et des très nombreux aromes ajoutés naturels ou non (y compris au sein du filtre, qui favorise l'action des catalyseurs).
Mais on peut s'étonner de la grande quantité de propylèneglycol synthétique présent dans les « sauces » (en tant qu’agent « humectant » ou fixateur d'arômes), et sur lequel l'industrie du tabac semble ne pas vouloir communiquer (concentrant l’essentiel des recherches sur la seule plante du tabac et les méthodes de culture et de séchage).
Les quantités importantes de glycérol (aussi appelée glycérine, et non toxique en lui-même) comme agent humectant et solvant d’aromes sont dangereuses, notamment sous l’effet des modificateurs de combustion, qui réduisent la température, favorisent sa déshydratation à chaud et produisent une grande quantité d’acroléine, irritante et extrêmement toxique (l’acroléine est utilisée aussi comme arme chimique de guerre, considérée dangereuse à 0,100 ppm et pourtant présente à plus de 0,120ppm dans une atmosphère enfumée d’un lieu clos).
De même la toxicité du dioxyde de titane, utilisé comme principal additif modificateur de combustion (retardant), notamment du fait du dégagement de vapeurs de chlore, conduit à la synthèse, notamment dans le filtre, de chlorure de titane hautement corrosif, son rôle étant augmenté par la présence de nombreux dérivés à base de sels de silicium (fortement présents dans la fumée de combustion des feuilles et bois, et agissant comme catalyseurs).
Risques cardio-vasculaires et respiratoires [modifier] Sphère ORL : le tabac est un irritant, provoquant laryngites, altération de la voix.
Des études, tenues secrètes par les industriels du tabac, mais révélées en novembre 2004, décrivent que « des rats soumis à une atmosphère enfumée auraient montré des lésions des muqueuses nasales plus importantes que celles observées chez des rongeurs inhalant directement la fumée du tabac ». Cette irritation chronique est propice à la formation des cancers du pharynx et du larynx.
Poumons : Les dépôts de goudron irritent les voies respiratoires et favorisent l'apparition d'infections pulmonaires, puis de la bronchite du fumeur, provoquant une hypoventilation des tissus et une diminution de la résistance aux exercices physiques.
À long terme, les bronchites deviennent chroniques pouvant mener à l'insuffisance respiratoire.
Le monoxyde de carbone, quant à lui, se substitue à l'oxygène sur l'hémoglobine, et par conséquent diminue l'oxygénation du sang, provoquant un essoufflement (dyspnée).
La responsabilité du tabagisme dans la genèse des cancers (en particulier du poumon) a été longue à établir.
Les premières études qui lient le tabac au cancer ont été réalisées durant la période de l'Allemagne nazie, par Franz H.
Müller (1939), Eberhard Schairer et Erich Schöniger de l'Unversité de Jena (1943).
Les nazis, attachés à la pureté du corps et à leur volonté de domination du monde sous un mode racial ont effectué une grande quantité de recherches sur le cancer (création d'un institut de recherche à l'Université de Jona) et ont été les premiers à mettre en place des politiques restrictives sur l'usage du tabac (cf: Robert N. Proctor. 380 pp. Princeton, N.J., Princeton University Press, 1999). Le rôle cancerigène du tabac a été également suspecté dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, notamment par Richard Doll, épidémiologiste britannique, puis confirmé par des études de vaste envergure dans les années 1950 et 1960. L'intense lobbying des industriels du tabac a cependant sensiblement freiné la diffusion de ces données.
Cœur et vaisseaux sanguins : la nicotine provoque une accélération du rythme cardiaque et comporte un effet vasoconstricteur, induisant une sous-alimentation des tissus.
Il entraîne en outre une augmentation du taux de graisse dans le sang.
Il favorise directement, à long terme, l'apparition et l'aggravation de l'athérome, obstruant progressivement les vaisseaux sanguins, avec toutes les implications : angine de poitrine, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, artériopathie oblitérante des membres inférieurs... Le risque d'infarctus du myocarde est globalement multiplié par 3 chez le fumeur et de manière moindre en cas de tabagisme passif.
Le fait de chiquer augmente également ce risque.
En cas d'arrêt de consommation de tabac, le risque décroît mais ne revient pas au niveau d'un non fumeur[4] En combinaison avec la pilule contraceptive, le tabagisme est un facteur d'apparition de caillots pouvant conduire à une thrombose veineuse profonde (phlébite) ou à une embolie pulmonaire, voire un infarctus du myocarde.
En France, les 60 000 morts dus au tabac sont principalement dus :
pour 25 000 au cancer du poumon (seuls 10 % des cancers du poumon ne sont pas imputables à la cigarette) pour 15 000 à 40 000 par bronchite chronique (broncho-pneumopathie chronique obstructive ou BPCO).
Au tabagisme sont attribués plus de 4,9 millions de morts par an (un mort toutes les 8 secondes) et 60 millions de morts pour la seule seconde moitié du XXe siècle, selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé.
Le tabagisme se situe bien loin devant l'alcoolisme, qui comptabilise un peu moins d'un million de morts par an.
Cette drogue est aussi la cause d'au moins 25 maladies connues.
On estime à près de 75 % les cas de cancers liés directement ou indirectement au tabagisme (cancers des poumons, de la langue, de la gorge...). Le tabagisme passif est aussi reconnu comme une cause de décès.
Autres effets:

Fertilité : elle diminue tant chez l'homme que chez la femme fumeuse.
Sexualité : le tabagisme, par son rôle dans l'altération des vaisseaux sanguins, favorise l'impuissance.
diabète : Le tabagisme, aussi bien actif que passif, est associé à une augmentation du risque.
Sida : une étude conduite sur quelque 900 femmes pendant 8 ans a montré que le risque de rebond viral augmente de 40 % chez les fumeuses et leur risque de défaillance immunologique est accru de plus de 50 % ; la réponse virologique est dégradée de 20 % et la réponse immunologique de 15 % (American Journal of Public Health, juin 2006).
Malformations : fumer pendant la grossesse favorise la survenue de la fente labio-palatine (bec-de-lièvre) chez le bébé, montre une enquête portant sur près de 4 millions de dossiers, menée par le National Center for Health Statistics.
Même une faible consommation de tabac (de 1 à 10 cigarettes par jour) accroîtrait le risque.




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